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 Hagiographies des Saints anciens

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Etiled
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MessageSujet: Hagiographies des Saints anciens   Mer 29 Juil 2009 - 18:30

La vie de Ânani Mhour, premier philosophe de l'histoire.

Ânani Mhour est né le jour de la chute de Oanylone dans une famille ayant quitté la ville parmi les premières et pour l’amour de Dieu.
Son père racontait souvent qu’il avait tout suivi depuis l’autre côté du lac, les foudres déchirant les bâtiments jusqu’à ce que les abysses engloutissent les restes de la cité. Il aimait raconter comment un arc-en-ciel avait été visible trois jours durant après la destruction de la ville maudite.
Il avait vu arriver les voiliers apportant des lots de réfugiés dont certains parlaient une langue inconnue alors qu’il les avait connus parlant la même langue que lui des semaines auparavant.

Notre groupe recueillit certains de ces réfugiés qui continuaient à parler notre langue, mais parlions-nous encore réellement la même langue, ou la langue d’Oane avait elle été détruite avec la cité ?
Ma mère avait vingt-cinq ans à l’époque, gardienne de la grande bibliothèque elle fuit avait avec de nombreux livres et seuls ceux parlant du message de Dieu étaient toujours lisibles. En fait alors que par le passé nous parlions tous une seule et même langue, la colère du Très Haut nous avait condamnés à plusieurs dizaines de dialectes séparant ainsi les humains les uns des autres et les obligeant à se comprendre pour survivre.

Au départ on disait que seuls les justes avaient survécu, mais nous nous sommes vite rendus compte que nous péchions déjà par orgueil en nous disant meilleurs que les autres, et très vite nous fûmes conscients que parmi nous, tous n'avaient pas le coeur pur et que la peur les avait conduits à fuir plus que leur foi en Dieu.
Les premières années furent pénibles pour les survivants et l’incompréhension conjuguée à notre dénuement empêchait la création d'un seul groupe uni. Des communautés se formèrent donc très vite et se regroupèrent en tribus.
J’avais douze ans quand ma tribu a pris la décision de partir vers le soleil couchant, espérant ainsi nous rapprocher de lui.
Dieu semblait nous avoir abandonnés, mais nous ne l’abandonnerions pas à notre tour en gardant l’espoir qu’un jour il pardonnerait à l’humanité le fait de l’avoir si mal servi.
Ânani comme premier enfant né depuis la destruction de la grande cité, fut instruit comme on instruisait les prêtres à Oanylone, et à la surprise générale à l’âge d’à peine sept ans il pouvait citer n’importe quelle partie du livre d’Oane.
A l'âge de dix ans il se mit à regrouper ce que nous savions de l’histoire de l’humanité depuis Oane jusqu'à la destruction de la cité, car il disait :

Citation :
"si ces choses sont oubliées nous referons les mêmes erreurs, ne fâchons plus notre Créateur et sachons nous montrer dignes".

Ânani bien que le plus jeune de tous les étudiants, put très vite me dépasser dans l’art de la calligraphie, et sa passion du dessin fit qu’il mêlait les deux dans ses récits.
Il devint celui qui prolongeait la mémoire des siens par l’écriture, chose nouvelle pour nous car les seuls écrits que nous avions étaient la poésie, les livres de comptes du maître de la cité et les textes sacrés du temple. Le grand livre d’Oane avait disparu avec la grande bibliothèque, mais Ânani se mit à recopier la mémoire des anciens sur de fines planches de bois, ou en gravant la pierre.

Rien ne le détournait de sa mission, il questionnait les anciens et retranscrivait inlassablement leurs histoires, que ce soit la façon de fabriquer une barque, la façon de planter le maïs, ou les récits de la vie de notre peuple depuis le jour où notre Créateur détruisit la cité maudite et la recouvrit de sel.

On disait que s’il était si Erudit et si sage , c’est qu’il avait été béni par Oane lui même quand il nous était apparu quarante jours après le jour des cendres. En fait je pense qu’il était inspiré par les différents juste que Dieu avait fait amener au Paradis.

A la mort d’Ânani quatre générations étaient là pour le pleurer, et ils le pleurèrent dix jours durant.
Le dixième jour comme il était coutume à cette époque on conduisit sa dépouille sur la plus haute colline pour la brûler lorsque le soleil se levait.
En effet les plus vieux de la tribu de Mhour avaient entendu les paroles du Très Haut qui avaient dit de créer le paradis dans le soleil. Voulant aider l’âme de leur défunt à rejoindre le soleil, ils utilisaient désormais la crémation quand le soleil touchait encore l’horizon pour que l’âme puisse y aller sans croiser le regard des maudits de la lune.
Mais le feu ne prenait pas... Un arc-en-ciel se forma depuis le soleil jusqu’au pied du bûcher et l’âme de Mhour sembla se détacher de sa dépouille, elle se dirigea vers la lumière et se retourna un instant pour dire :

Citation :
"Ne me pleurez pas car là où je vais je serai un ange parmi les anges, ne détruisez pas ma dépouille car c’est un cadeau de Dieu, elle est matière et doit retourner à la matière. Qu’à partir de ce jour le feu soit réservé à la purification des corps impurs, et la mise en terre pour tous ceux qui croient en Lui.
Préservez le message de Dieu pour le jour où il choisira son premier prophète, car ce jour il faudra que ses paroles soient rappelées aux êtres qui peupleront la création.


Ensuite il sembla monter sur l'arc-en-ciel pour se rendre directement dans le soleil accompagné par une nuée céleste identique à celle que les anciens avaient décrite enlevant sept humains de la ville d'Oanylone juste avant que les abysses ne l'engloutissent et que le sel ne recouvre l’endroit maudit...

Mon heure approche et je suis ici à l’endroit même où se trouvait il y a soixante ans encore la grande cité, celle qui a entraîné sur nous la colère juste mais implacable de notre créateur.

Ânani m’avait dit un jour :

Citation :
J’espère qu’un jour les humains se souviendront que Dieu a dit que la création était soumise à l’humanité, mais il n’a pas dit que l’humanité devait être soumise à certains des siens. Il nous faut des chefs, mais des chefs justes, des chefs qui vivent pour leur peuple et non par leur peuple. J’espère qu’un jour nous serons gouvernés par des serviteurs du peuple et non comme ce fut le cas dans la cité maudite par des serviteurs d’eux-mêmes.


Je termine ce texte en priant notre Créateur de me permettre de revoir mon ami après ma mort, car je l’ai aimé comme une sœur alors que j’aurais aimé l’aimer comme sa femme, mais il n’avait que la pensée de servir Dieu et Son peuple et ne pouvait donc pas s’attacher à une seule personne.
J’enferme ce texte dans un coffre d’or dans le sel qui marque encore et à jamais l’emplacement de la première cité des Enfants de Dieu, et j’y joins quatre textes de mon ami, de mon amour, pour qu’un jour peut être ils servent de mémoire à l’humanité.


L’histoire de mon peuple (par Mhour)

La destruction d’Oanylone qui eut lieu le jour de Mercurii, ne fut que le début de notre punition. Nous l’avons appelé le « Mercurii des cendres ».
Il y avait sept groupes parlant maintenant des langues différentes et se méfiant les uns des autres, mais très peu de nourriture... Notre groupe prit la direction du couchant et marcha quarante jours.
Pendant les quarante jours nous n’avions que très peu pour nous nourrir, juste cette plante étrangement nourrissante alors qu’elle servait en principe uniquement à nourrir les cochon du maître Mayhis, et du pain trouvé sur un des navires qui avaient fui la ville et quelques poissons qui furent réservés aux enfants avant notre départ.
Nous remplacions donc la nourriture par la prière, et les plaisirs par les pénitences. Le peuple se maudissait d’avoir préféré le plaisir à la prière et à la contemplation.
Le quarantième jour, Oane nous apparut, ceux qui avaient vu sa statue au grand temple, le reconnurent directement et se mirent à genoux, se frappant la poitrine en le suppliant d’intercéder pour eux auprès de Dieu.
Il se dirigea vers mon père, et lui dit :

Citation :
Mhour, ton fils est le premier né depuis le jour des cendres, tu as guidé ta tribu quarante jours durant dans la privation et la prière sans jamais rien demander pour toi, sache que tes prières ont été entendues et que demain sera un jour gras pour les tiens. Vous arrêterez de vous lamenter sur les fautes des anciens, car Notre Créateur m’a dit « Je le jugerai, en fonction de la vie qu’il a menée » et non pour les fautes de ses pères.
Vous devez vivre l’avenir et non pleurer le passé, sois le guide de ton peuple, et instruis ton fils pour qu’il ouvre la voie qui conduira aux prophètes.
Dieu ne demande que votre amour et vous ne pouvez le lui donner que si vous vous aimez vous-mêmes, que le pardon des fautes soit donné au repentis, mais bannissez celui qui récidive contre la parole donnée.
Demain est un cadeau de dieu, faites la fête car ça sera le jour du renouveau, que les quarante jours passés ne soient pas l’image de votre vie, ne cherchez pas Dieu dans la souffrance, mais souvenez vous d’avoir souffert pour ne pas le perdre. Je vais vous laisser poursuivre votre vie, reposez-vous et faites la fête avec tout ce qui vous reste de nourriture et de vin, car demain sera le jour du renouveau.


Ma tribu fit donc la fête, ceux qui avaient encore du pain le partagèrent avec leur voisin, le vin fut lui aussi partagé jusqu’à la dernière goutte, et en ce jour fut le jour premier jour gras depuis le mercurii des cendres.
Tout le monde dormit comme moi, c’est-à-dire comme un gros bébé que j’étais, et en se réveillant avec le soleil les gens virent qu’il y avait une source qui coulait non loin, et un peu plus loin une oasis remplie de fruits, et d’animaux.

Au centre de l'oasis se dressait une stèle sur laquelle était fixée la tablette d'Oane, la tablette reprenant les commandements de Dieu. Cette pierre qui avait été gravée par les doigts du Créateur et confiée à la première communauté pour qu'elle n'oublie jamais qu'au-delà de l'Amour nous étions aussi liés à la loi de la Création.
Cette pierre qui pourtant aurait dû disparaitre avec la cité était là.. intacte mais écrite dans une langue que désormais nous ne savions plus lire... Mais les lois du Très Haut nous n'étions pas prêts à les oublier à nouveau.

C’est donc là, près de la stèle que mon peuple s’installa en majorité. Depuis plus de quarante années de paix et de bonheur nous vivons ici, et nous prions Dieu de pardonner à ses enfants...
D'autres ont continué vers la mer et par delà la mer, pour étendre la race humaine de part la création.


Les 3 thèses de A. Mhour.

On retient de sa vie surtout ses trois principales thèses.

La première pourrait être l’une des sources de la hiérarchie non familiale.

Citation :
Dieu Créateur du monde est le père et il faut l’aimer, le craindre et le respecter, mais cela est donc valable pour tous les fils envers leur père et mère. Et de manière générale si le père a autorité sur le fils, c’est que tout ceux qui ont l’autorité sur nous doivent être aimés, craints et respectés comme un père. Mais comme le père doit protéger son fils, avoir l’autorité sur une autre personne entraîne les mêmes responsabilités. Celui qui pour une raison ou l’autre prend la place du père doit en accepter les honneurs mais aussi les responsabilités.


La deuxième thèse de Mhour était que le seigneur récompensait l’amitié par la longévité des choses.

Citation :
Oane a dit un jour lors de la création de notre première cité « c’est par l’amour et la complémentarité que vous pourrez créer, car notre Créateur nous veut tous unis dans la vie comme d’humbles serviteurs de la création ».
C’est tellement vrai que c’est parce que nous avons oublié cette règle que le Tout Puissant nous a punis, chacun voulant devenir le maître et faire de son frère devant dieu un serviteur .
L’amour du savoir a poussé l’humain à créer l’écriture pour conserver ce savoir, mais l’écriture sans amour n’est que suite de mots tristes et sans âme. C’est donc l’amour de l’écriture qui fait qu’un écrit prend tout son sens et l’amour de la lecture qui fera que ce texte ne sera pas perdu.
Tout ce qui est fait pour durer doit être fait dans l’amour et l’amitié. Si le maçon travail sans amitié pour son client, la maison qu’il construit s’écroulera aux premiers vents.

La troisième thèse qu’il affectionne peut-être par-dessus tout est que celui qui maîtrise la parole possède de nombreux pouvoirs et doit servir pour le bien et la paix.

Citation :
Je vais vous conter l’histoire de Ocless qui fut une grande dame mais qui, bien que possédant le pouvoir de la parole, préférait celui de l’épée.

Ocless était la matriarcale d’une grande famille aujourd’hui oubliée. Chaque fois qu’une discussion tournait à son désavantage, elle sortait son épée et la plaçait devant elle, pointe tournée vers son contradicteur. Très vite la discussion tournait dans le sens désiré par la dame et narquoise elle remettait son épée dans le fourreau.
Sa famille disparut car n’ayant personne qui osait la contredire dans ses paroles elle ne put que persister dans ses erreurs et conduire sa famille à la faillite. Il était impossible pour le clan de vivre en permanence avec la peur de l’épée de la Dame Ocless au dessus d’eux.

Tout homme et toute femme a pour mission de sauver l’humanité aux yeux de Dieu, et pour cela il doit faire ce pourquoi l’humanité a été choisie pour prendre soin de la création. L’humain se doit donc, d’être heureux tout en aidant son prochain à l’être aussi, car on ne peut concevoir donner de l’amour autour de soi si on n’est pas déjà heureux soi-même .
Dieu dans sa grande sagesse nous a donné plus que la parole, il nous a donné la possibilité d’utiliser cette parole pour propager l’amitié et le bonheur.
Il est donc dans notre devoir d’utiliser la parole pour réconforter nos semblables et les rendre heureux, mais la parole est aussi une arme puissante et il serait bon que ceux qui en détiennent les clés ne puissent en plus être armés. L’humain est fait d’esprit et de matière, il possède deux types d’armes, l’une fondée sur l’esprit et l’autre sur la matière.
L’arme de l’esprit donnée par Dieu est faite de politiques, de prêches et de diplomaties. Elle doit permettre que l’arme de matière qui fera couler le sang et la haine ne soit pas tirée de son fourreau. Pour cela il serait avantageux à ceux qui portent la parole de ne pas porter le glaive.
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Etiled
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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Mer 29 Juil 2009 - 18:33

lutuxya a écrit:
Hagiographie de Saint Antoine le Grand

Saint Antoine le Grand naquit en Provence dans un petit village de pêcheurs, en 1356. De parents modestes et honnêtes, il eut une enfance normale partagée entre les taches quotidiennes et sa foi en Aristote. Sa foi lui permettait de tout surmonter. Il trouva en elle refuge et sincérité.

Son père périt dans un accident de charrue. Il tomba alors que les chevaux paniqués partaient au galop, le pauvre homme fut labouré par sa charrue. A l’age de 12 ans, il eut à s'occuper de sa famille. Il devait subvenir aux besoins de celle-ci. Il travailla comme garçon de ferme. Dans son village de pêcheurs, les enfants riaient de lui, car il parlait aux animaux. Mais sa foi était si forte, qu’à 32 ans, il prit la décision de porter la bonne parole.

Il parcourait la Provence quand il apprit qu'un village, nommé Brignoles, était la proie de la famine. Les animaux mouraient pour on ne sait quelle raison. Les fruits et légumes n'étaient guère nourrissants. La population avait l'estomac qui criait famine. Il décida d'aller soutenir ces villageois et avait l'espoir qu'avec le réconfort de sa foi, leurs esprits s'ouvriraient et supporteraient cette dure épreuve.

Il arriva donc à Brignoles le 17 Janvier 1389. Sa présence passa inaperçue, mais pas pour tout le monde. Un éleveur de cochons reçu sa visite. Ils échangèrent quelques mots et Antoine pria pour les bêtes de ce pauvre homme qui avaient l'air bien mal en point. Il refusa l’hospitalité du paysan. Et il s’en alla chercher un endroit pour dormir. On dit qu’Antoine alla passer la nuit au milieu des vergers de Brignoles et que là il parla à Dieu.

Cette nuit là, l'éleveur, ne dormit pas. Des bruits d'agitation étranges provenaient de sa grange. Il pensa que c'était la fin. Ses cochons étaient en train de trépasser et avec eux l'espoir de nourrir correctement sa famille.

Au petit matin, le silence régnait sur la ferme. D’un pas inquiet, il alla voir ses bêtes pour vérifier si ses craintes étaient justifiées. Mais là sa surprise fut grande, il vit apparaître un cochon puis deux, puis cinq, puis quinze...... Mais comment cela était-il possible alors qu'au départ il ne lui en restait que trois ? Il fit le rapprochement avec Antoine venu la veille, et qui avait prié pour sauver ses bêtes et sa famille de la famine.

Il courut au village raconter son histoire. Les fermiers, septiques au début, ne purent le croire. Il fallait se rendre à l’évidence, grâce aux prières d'Antoine, nommé par les fermiers "Antoine le Grand" les cochons se multipliaient et guérissaient. De part sa foi et ses prières, il sauva Brignoles de la famine. Antoine dit à présent " Antoine le grand " reprit son chemin.

Les anciens racontent qu’il est monté vers le nord, vers les régions barbares au-delà des frontières du Saint Empire. Dans des contrées si reculées que la foi en Aristote n’y était pas arrivée. Partout où il passait, la foi en Aristote grandit. On raconte que dans le sud-est de la France, il fit gonfler les oies et qu’elles eurent des foies gigantesques. D’un peu partout, des échos vinrent, racontant les mêmes sortes d’évènements. Face à la famine et au désespoir des gens, Antoine priait. Et la nature se multipliait afin que tous puissent se nourrir.

Sa renommée fâchât un chef tribal du nord. De par ces prières et la foi en Aristote qui grandissait, Yvan Leterminus voyait son pouvoir s’affaiblir. De dépit il fit écarteler Antoine le grand, le 17 janvier 1407, et ses restes furent jetés dans un pré. L’on dit que l’année suivante, un verger y avait poussé. Que les arbres donnèrent des prunes tout au long de l’année. Dès qu’un fruit tombait ou était cueilli, un autre repoussait. Un jour Yvan fit couper les arbres. Et le lendemain, au lieu d’un tronc, il y en avait deux. Furieux, le chef prit une hache et frappa un des arbres. Une prune énorme tomba sur la tête d’Yvan. Le fruit était si gros et si lourd qu’il lui fracassa le crâne.
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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Mer 29 Juil 2009 - 19:19

Saint Benoît, patron des Clercs et du Monachisme

Première partie

Introduction

Benoît de Pise Yaolo, Ben pour les afficianados ou Saint Benoît pour les aristotéliciens, fondateur de l'ordre bénédictin désormais éteint et surtout inspirateur de l'essor monastique. Il est considéré comme le Saint Patron des ordres religieux aristotéliciens et du monachisme, inspiré par la Tablette d'Oane, rédacteur de la Règle Saint-Benoît (mère de toutes les autres chartes internes aristotéliciennes) et des 12 préceptes portant aussi son nom destiné à civiliser un peu la vie de la cité.

Enfance

Le petit ben est né vers l’an 480 dans une famille de snobinards romains. En proie à une crise existentielle et rejetant le mode vie dépravé de son milieu, il s'intéressa à l'étude de la logique d'Aristote et au mysticisme de Christos.

A cette époque, une bonne part des populations rurales des Royaumes d'occident était la proie des pires hétérodoxies. Le petit ben rencontra un vieil homme, un ermite, sur un marché. Benoît lui demanda pourquoi il vivait ainsi, différent des autres, marginal parmi les marginaux. Le vieil homme lui répondit par la réponse de Christos : " Disciples ! Vivez pour les autres au lieu d’attendre des autres qu’ils vivent pour vous. C’est à la cité d’accueillir les marginaux, et non aux marginaux d’aider la cité. "

L’ermite lui apprit que la morale qui ouvre à Dieu doit être transmise aux hommes unis dans la même cité. Pour les guider, il faut la raison. Celle-ci vient par l’éducation en suivant les sages, les hommes et femmes mûrs, qui ont avancé sur la route de la Vérité. Ainsi peut surgir la morale qui ouvre à Dieu et donne la paix dans la "grande boulasse". Ils se mirent à parler, à discuter. Leur échange dura trois jours et trois nuits Ils n’en eurent cure, continuèrent ainsi et ils finirent par s’endormir...

Lorsqu’il s’éveilla, Benoît était seul, l’ermite avait disparu. Sa voix résonnait encore en lui en une phrase qui resta gravée jusqu’à ses dernieres gouttes de vie : "une cause finale est une intelligence pure, une divinité. Si on remonte l’ordre des causes et des effets, on ne trouve qu’une seule cause finale. Donc Dieu est unique … De Dieu il n’y en a qu’un, ce moteur immobile du monde, cette volonté parfaite qui est la source de toute substance, de tout mouvement. Dieu est la finalité cosmique de l’univers.". Benoît tomba à genoux, saisit par l’intensité de la révélation qui se faisait jour en lui. Benoît rejeta les faux dieux des mondes obscurs tant il fut illuminé par la lumière de la Révélation.

Vocation

Ben demanda l’autorisation de partir à ses parents. Devant sa résolution, son père ne put que se plier à sa décision, il lui confia une bourse dodue et Benoît s’en fut. Il fréquenta les doctes aristotéliciens, se prêtant à leur jeu de réflexion. Il lut tous les livres que lui confiait ses maîtres. On le pressait d’entrer en religion, mais il ne se sentait pas prêt.

Il découvrit avec émotion la Raison, le logos mais aussi la Cité et l’esprit de la Cité. Agé de 21 ans, il partit à nouveau et gagna la Gaule, terre sauvage encore pour une grande partie de son territoire. Il voulait être seul face à la création, devenir sage par l’observation du grand œuvre divin.

Il se construisit un refuge sur une montagne environnée de forêts. Il apprit à vivre loin des hommes et se mit à méditer l’enseignement reçu, apprenant des bêtes et de lui-même, confronté qu’il était à un milieu étranger. Sa nourriture se composait de poissons qu’il pêchait dans un lac à l’eau pure et de quelques légumes et fruits sauvages qu’il cueillait. Son intelligence et son charisme, dynamisé par cette saine nourriture atteignirent un haut niveau de développement. Les bêtes sauvages le laissait passer parmi elles sans s’effaroucher pour les plus faibles, sans l’attaquer pour les plus fortes. Son corps se sentait pleinement en harmonie avec la nature mais son âme d'animal social ressentait souvent la solitude le soir au coin du feu.

Son intelligence devint aiguë, sa pensée devint totalement aristotélicienne en même temps que son âme. La Raison était en lui. Pendant 9 ans, il découvrit l’absence des hommes, réfléchit à leurs vices et à leur travers, médita sur leur beauté et leurs vertus. Il fit alors l’expérience profonde de la Morale qui seule put le conduire, le mener à rester homme selon la Raison. Il eut l’expérience intime du lien entre l’Homme, la Raison et la Morale. « Tout est question de proportions et de rythmes harmonieux ». Il comprit alors l’enseignement de Christos " La foi apporte la vérité. Mais pour la comprendre, il nous faut user de la raison. " Il prit conscience de la beauté du monde, de la beauté de l’Homme, son âme dénuée de tous les artefacts perçut que La beauté sensible est une image de la Beauté éternelle que l'âme a toujours déjà contemplée. Sa connaissance de la morale, de la raison et des vertus s'était beaucoup dévellopée mais de façon trop théorique et Ben ressentait de plus en plus le besoin de passer à la pratique.

Une nuit, il fit un rêve étrange : une roue tournait dans un ciel pourpre, sur ces barreaux siégeaient des démons munis de fouets qu’ils faisaient claquer sur le dos de bœufs. Leurs yeux étaient voilés, sur chaque voile figurait le nom d’un vice : luxure, avarice, orgueil…. La roue était animée par l’avancée de ces bœufs liés à elle. Ces bœufs marchaient, marchaient sans cesse, tournant en rond dans un mouvement qui faisait tourner la roue. Sur chaque bœuf était marqué un nom, l’un d’entre eux portait celui de Benoît. Chacun d’entre eux était solitaire, ne voyait rien d’autre que ce ciel pourpre à travers son voile. Alors il sut, L'homme sage doit participer à la vie de la cité où il devait apporter les fruits de sa sapience. Dès qu’il fut éveillé, Benoît s’activa. Il prépara ses maigres affaires et s’en fut dans les cités des hommes.


Dernière édition par Etiled le Lun 17 Aoû 2009 - 13:58, édité 2 fois
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Etiled
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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Mer 29 Juil 2009 - 19:19

Saint Benoît, patron des Clercs et du Monachisme

Deuxième partie

Monde

Benoît s’installa sur les places publiques, les places du marché, et il se mit à prêcher. Il raconta aux femmes, aux hommes et aux enfants présents les vertus, la nature et son enseignement, la beauté profonde de l’homme. Son message était simple, c’était celui de Christos : " Si pour vous la vie n’a pas de sens, alors aimez la vie plus que le sens de la vie. N’attendez pas de mourir pour comprendre que vous passez votre vie à côté de la vie. Rappelez vous : Nous ne sommes pas nés seulement pour mourir, nous sommes nés pour vivre. ". Il leur disait aussi l'Etre Divin est tout-puissant ET l'essence des choses est dans les choses-mêmes, et leur donne forme. La forme idéale est la cité pour l’homme éduqué puisse atteindre le bonheur.

On se moqua de lui, certains lui jetant même des pierres. La milice l’arrêtait parfois, le bastonnant et le conduisant aux portes de la ville. Pourtant, il continua son œuvre. Certains, de tous âges, le suivaient, de village en village, de ville en ville. Benoît découvrit alors les difficultés de l’enseignement. Ces hommes et ces femmes qui le suivaient écoutaient sa parole, certains accomplissant les tâches nécessaires à ce que tous vivent. Faire comprendre que les choses sont des copies des Idées, qu’il faut donc toujours œuvrer sur les choses pour que l’idée soit le plus purement exprimée. Il vit alors que son enseignement portait ses fruits avec ceux qui fournissaient un effort et travaillaient pour tous.
Il l’imposa à chacun. Certains se détournèrent de lui, le quittèrent. Tous les autres formèrent alors la communauté errante. Les plus agiles se mirent à prêcher eux aussi.

Les pas de la communauté les menèrent en Bourgogne, terre barbare et païenne s'ouvrant peu à peu à la civilisation aristotélicienne. Les villages les reçurent avec respect, un lien intangible se tissait. La foule se pressait à sa venue, l’écoutait avec amour et compréhension. Devant l’afflux de Burgondes suivant son enseignement, la princesse Clothilde, la future épouse de Clovis, roi des Francs, le fit venir au palais des rois burgondes.

Benoît et Clotilde éprouvèrent un amour intense l’un pour l’autre. Ils n’y succombèrent point cependant. Benoît sut lui faire suivre les sentiers de son prêche, Clothilde réussit à convaincre son père d’écouter à son tour. Il le mit à l’épreuve de ses prêtres devant l’assemblée des nobles burgondes. Pendant une semaine, ils débattirent, pendant une semaine Benoît fit front et démonta une à une les valeurs païennes de ceux-ci. L’Assemblée aristocratique était mouvante, les prêtres leur apportait l’aide d’un pouvoir sur les hommes. Benoît comprit alors l’adage de Christos et le clama d’une voix de stentor, haute et forte, intelligible par tous : " Il n’est de noblesse que d’âme, et c’est dans votre cœur qu’il vous faut être noble. Mais sachez que même ainsi, vous serez vulnérable, car la noblesse est souvent blessée par la bassesse. "

Les nobles burgondes comprirent son message, ils l’acclamèrent alors, chassant la fausse religion et ils demandèrent à leur Roi de l’entendre en face à face. Pendant trois jours, le Roi et Benoït conversèrent et Benoît conquis le cœur et l’esprit de cet homme indomptable. Il se convertit aristotélicien et tous les Burgondes à la suite de leur roi, heureux qu’il ait compris le message du saint homme.. Seul l’honneur permet d’éviter la bassesse lui apprit le roi. Et Benoît apprit ainsi l’intérêt du pouvoir des hommes sur les hommes, de ces chefs respectés qui mènent leur peuple à la rencontre de l’avenir. Il sut que c’est par eux aussi qu’il faut s’adresser pour que la Raison soit parmi tous les hommes. Ben dit alors à ce sujet dans un lettre à un ami : "La vie de la cité ne peut se dérouler que dans l'ordre établi. La seule grâce, dont le suzerain tire sa légitimité, découle d'un ordre voulu par le Divin. Contester l'ordre établi revient à sombrer dans la tentation du chaos et de la créature sans nom. Gare tout de même au suzerain qui oublie notre autorité canonique et s'éloignent de nos enseignements dogmatiques."

Tablette et Lois

Le roi attribua à Benoît une terre à Cluny pour qu’il puisse installer sa communauté. La communauté prit son essor. Les bâtiments furent érigés, les moines assemblés en un lieu où chacun pouvait venir trouver la sagesse. A la tête de ce premier monastère, il maintint fermement la vie régulière : aucun moine n'eut plus la licence, comme précédemment, de dévier du chemin de la sainte vie en s'écartant à droite ou à gauche. De rage, les frères perdirent la tête. Ils cherchèrent le moyen de le faire mourir. Par sa puissante prière et par ses bénédictions, Benoît dévoile chacune des intrigues machiavéliques, et tente de démasquer les attaques de l’antique ennemi. Ben se posa donc la question des règles de morale idéale pour organiser la cité et un communauté monastique.

Suivant le conseil du Christos : « Si l’on refuse de vous accueillir et d’écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville en secouant la poussière de vos pieds », Benoît quitte le monastère et revient s’installer à les hauteurs du Mont Cassin, ancien haut-lieu hétérodoxe. L'homme de Dieu dès son arrivée brisa l'idole, renversa l'autel. Le sans-nom se déchaîne et use d’artifices les plus divers pour entraver la construction du monastère… Au pire moment et en proie au désespoir, Dieu lui donna un coup de pouce dans son entreprise et Saint benoît fit un rêve étrange: " ... Au centre d'un oasis se dressait une stèle sur la quelle était fixée la tablette d'Oane, la fameuse tablette reprenant les commandements de Dieu. Cette Pierre qui avait été gravée par le doigts du Créateur et confié à la première communauté pour qu'elle n'oublie jamais qu'au delà de l'Amour nous étions aussi lié à la loi de la Création. Cette pierre qui pourtant aurait du disparaître avec la cité était là, intacte. Dans son trip onirique, Il vit un homme l’inviter à s’approcher, il semblait âgé et portait la barbe.... Il ressemblait aux portrait antiques Aristote, mais ça aurait pu être Christos ou même Oane. L’homme ramassa du sable, mais peut être que c’était du sel... Une femme portant une cruche s’approcha de lui et l’homme versa le sable dans la cruche. La femme se dirigea alors vers la stèle et versa le contenu de la cruche sur la pierre... ce n’était pas du sable, ni du sel, ni quoi que ce soit qu’il connaissait... On aurait dit qu’un arc-en-ciel se déversait sur la pierre et elle se mis à rayonner de mille feux. La tablette brillait mais sans l’éblouir, et les mots bien qu’écrit dans une langue que désormais l'homme ne savait plus lire, lui paraissaient familier. Ben s'entretient longuement avec le couple, ils dirent qu’ils représentait à la fois ce qui fut et ce qui serra, ils lui expliquèrent que la tablette avaient été préservée mais retirée de la vue des hommes car ils n’étaient pas encore prêt à la regarder, mais que lui Benoît de Pise Yaolo pourrait peut être traduire un texte qu’Aristote avait ramené après avoir découvert et déchiffré la pierre. Ils lui montrèrent où ce texte avait été caché et oublié ... "

Et le matin en se réveillant , il savait ou se rendre... un lieu très proche: une crypte mortuaire dans une grotte bien cachée à la base du Mont Cassin. Ben y trouva comme son rêve lui avait montré une envelloppe de cuir scellée contenant plusieurs rouleaux d'antiques parchemins en mauvais états. Aristote les avait rédigé en respectant le style gréco-alexendrin en vigueur à son époque et la traduction fut longue et laborieuse. Fort de sa connaissance indirecte de la Loi Divine donné par la Tablette d'Oane, Ben va rédiger dans son scriptorum 12 préceptes afin d'encadrer un minimun les moeurs relachées dans la cité ainsi que la fameuse règle monastique qui désormais portent tout deux son nom. Benoît développa son message d'ordre et de paix, seule garante d’une communauté d’hommes et de femmes tournées vers la vérité et l’éducation à la vérité.

Cette expérience a transformé sa vie et lui a donné l'inspiration nécessaire pour continuer son oeuvre. Le nouvel édifice qu'il aidait à créer fut un jaillissement plutôt qu'une construction. Des hommes silencieux apparaissaient dans la campagne ou dans la forêt, creusant, défrichant, bâtissant. D'autres hommes silencieux qu'on ne voyait pas se tenaient assis dans le cloître glacé, fatiguant leurs yeux et tendant leur esprit, péniblement occupés à copier et à recopier les manuscrits qu'ils avaient sauvés. Nul ne contestait ou ne renonçait, nul n'attirait l'attention sur ce qu'il faisait mais, peu à peu, les bois marécageux devenaient un ermitage, une maison religieuse, une ferme, une abbaye, un séminaire, une école, une cité. Des routes, des ponts la mettaient en rapport avec d'autres abbayes et d'autres cités qui avaient grandi de la même manière.

La communauté bénédictine fut ainsi fondée. Le travail y est l’axe qui permet à la raison de se développer pour la satisfaction de tous. La vigne est l’essentiel des travaux manuels, car comme le disait Benoît : « c’est le sang de la terre, don de notre seigneur aux hommes. Par ce sang, faisons fructifier la maison des hommes pour la grandeur de dieu ». Chacun avait sa place, pouvait en changer. La recherche de la beauté dans le travail car La beauté sensible est une image de la Beauté éternelle que l'âme a toujours déjà contemplée et découvrir les proportions, les mesures et les rythmes harmonieux qui permettent sa manifestation. Benoît suivait en cela les principes d’Aristote, L'essence des choses est dans les choses-mêmes, et leur donne forme. Benoît n’oublia point l’éducation des hommes : des prêtres dans chaque village, des évêques pour les mener, des moines itinérants pour sans cesse les épauler et leur faire partager la sagesse. A ceux qui protégeaient la communauté étaient réservées les part de viande pour qu’ils puissent être forts. A ceux qui prêchaient auprès des burgondes étaient attribués en priorité les fruits et les légumes pour que leur charisme se développent au mieux ; le poisson pour ceux qui restaient à l’abbaye, travaillant sur les causes premières et l’étant, leur intelligence devait être la plus vive car comme le dit Aristote : « Parce que le bien ultime réside dans le divin, sans nul doute et pour identifier le bien, il suffit donc de s’attacher à l’analyse de l’essence du divin. La substance du tout puissant étant intelligibilité pure et parfaite, le bien ne peut être que perfection de la substance, et donc de la nature d’une chose. »

Un abbé pour diriger la communauté, un conseil pour l’épauler et prendre en charge les moines en petits groupes, chacun trouvant un guide toujours présent. La Bourgogne devint une grande terre de la religion aristotélicienne.

Les 12 préceptes de Saint-Benoit :

Citation :
1) Un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement.
2)Son Saint Nom tu respecteras, fuyant blasphême et faux serment.
3)Le jour du Seigneur garderas, en servant Dieu dévotement.
4)Tes père et mère honoreras, tes supérieurs pareillement.
5)Meurtre et scandale éviteras, haine et colère Identiquement.
6)La pureté observeras, en tes actes soigneusement.
7)Le bien d'autrui tu ne prendras, ni retiendras injustement.
8)La médisance bannira, et le mensonge également
9)En pensées, désirs, veillera à rester pur entièrement.
10)Bien d'autrui ne convoiteras pour l'avoir malhonnêtement.
11)Foi et Raison te guiderons simultanéement.
12)Seuls Aristote et Christos tu loueras, évitant les faux prophètes


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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Sam 1 Aoû 2009 - 18:42

Frère Roger a écrit:
Saint Bernard

La très édifiante et inspirante vie pieuse de Saint Bernard, pionnier de l’ordre de Cîteaux (dit aussi "Ordo Cisternencis"), Saint patron des croisés et des chevaliers de Dieu.

Ses débuts

Bernard naît en 1090 à Dijon, d’un père chevalier influent à la cour du duc de Bourgogne et d’une mère issue de la noblesse de robe d’une piété sans borne. Técelin, son père, était un homme d'antique et légitime chevalerie, fidèle serviteur de Dieu et strict observateur de la justice. Il passa sa jeune enfance avec ses plusieurs frères et sœurs à recevoir toute la bonté que deux parents peuvent donner à leur fils. Plus vieux, il eut accès à la meilleure et la plus pieuse éducation possible. Il apprit les langues modernes ainsi que les langues anciennes, il s’initia aux arts politiques, de la guerre. Il apprit à apprécier le travail artistique et il se forgea une forte rhétorique, ce qui devait lui servir ultérieurement. Entre-temps, sa mère eut un songe particulier qui présageait les futures destinées de cet enfant, car elle rêva qu'elle avait donnée naissance à un grand et fort lion qui rugissait; il avait tout le corps d’or, à l'exception du dos qui était blanc. Saisie d'une vive frayeur à ce songe, elle alla consulter un religieux qui, recevant en ce moment le don de prophétie dont était animé Oane quand il disait au Très-Haut : « La langue des lions de Dieu seront teintes du sang des ennemis de la création» répondit à cette femme que la crainte et l'anxiété agitaient: « N'ayez pas peur, vous êtes mère d'un grand et noble lion, qui sera le gardien de la maison de Dieu et qui fera entendre à sa porte de grands rugissements contre les ennemis de la foi. Ce sera, en effet, un prédicateur remarquable, et, tel un lion divin, de sa langue salutaire, il guérira en bien des gens de nombreuses plaies de l'âme ». La femme, pour rendre gloire à Dieu, décida de faire construire une église à Dijon qui plus tard devait passer du clergé séculier au clergé régulier par les soins de Saint Bernard. Bernard, quant à lui, s’était forgé une réputation d’habile orateur et de pieux élève. L’on dit même que grâce à une audace, il réussit à rester chaste malgré les viles avances des filles omnubilées par son physique.

C’est vers sa vingtième année que Bernard conçut le projet de se retirer du monde; et il réussit en peu de temps à faire partager ses vues à tous ses frères, à quelques-uns de ses proches et à un certain nombre de ses amis. Dans ce premier apostolat, sa force de persuasion était telle, en dépit de sa jeunesse, que bientôt « il devint, dit son biographe, la terreur des mères et des épouses; les amis redoutaient de le voir aborder leurs amis ». Il y a déjà là quelque chose d’extraordinaire, et il serait assurément insuffisant d’invoquer la puissance du « génie », au sens profane de ce mot, pour expliquer une semblable influence. Ne vaut-il pas mieux y reconnaître l’action de la grâce divine qui, pénétrant en quelque sorte toute la personne de l’apôtre et rayonnant au dehors par sa surabondance, se communiquait à travers lui comme par un canal, suivant la comparaison que lui-même emploiera plus tard en l’appliquant au prophète Aristote, et que l’on peut aussi, en en restreignant plus ou moins la portée, appliquer à tous les saints ? Quelques temps après, Bernard choisit la voie religieuse et intégra l’ordre cistercien, récemment fondé suite à une scission avec les dominicains, aujourd’hui disparus.

Ses talents de prédicateur hors pair furent vite remarqués au sein de l’ordre cistercien. Rapidement, l’ordre cistercien devint de plus en plus important à mesure que Saint Bernard invitait des fidèles de tous les horizons à rejoindre la vie monacale. Bien évidemment, il obtint une voix au chapitre. Au chapitre, il proposera la fondation d’une abbaye fille cistercienne dans sa bourgogne natale : L’Abbaye de La Bussière sur Ouche. Alors que les masses sont toujours rivées aux lèvres de celui que tous apprennent à connaître, et même à craindre chez les hérétiques et les schismatiques, celui qui devait devenir le premier abbé de La Bussière s’organise avec la noblesse locale. Le premier qui répondit au saint appel de Bernard fut le baron de Sombernon, qui proposa une de ses seigneuries, située près de Dijon, pour qu’y soit fondée l’abbaye. Bernard accepta rapidement et bénit le baron au cours d’une messe célébrée sur ladite seigneurie, à laquelle assistèrent de nombreux fidèles bourguignons qui furent automatiquement séduits par le prédicateur qu’était Bernard, qui devint alors le premier abbé de La Bussière au terme des travaux, qui se terminèrent somme tout rapidement. L’abbaye de La Bussière s’implanta donc rapidement en Bourgogne et l’ouverture d’une école au sein même de l’abbaye contribua grandement à sa renommée et aussi à enseigner l’aristotélicisme aux fidèles bourguignons. Aussitôt ouverte, et grâce à la renommée de son abbé, plusieurs nobles vinrent visiter les murs de l’abbaye pour leur retraite. Cette proximité avec les grands politiques de l’époque permit à Bernard de devenir de plus en plus influent.

Sa renommée auprès des autorités laïques et religieuses locales atteignis bien assez vite les murs de la capitale de papes, où il fut éventuellement invité. À Rome, il profita des bibliothèques pour s’instruire et fit connaissance des figures de proues de la religion de l’époque. Il en convainc plusieurs par son discours de la bonne foi de l’ordre cistercien, qui gagna à être connu à Rome. Toutefois, l’abbaye rappela son abbé pour d’autres tâches. Revenu à La Bussière, Bernard entreprit de nouer des relations diplomatiques avec les jeunes ordres militaires et religieux naissants, créés dans la foulée de la redécouverte des enseignements de Kyrène. Ceux qui furent les plus forts à répondre à l’appel de l’abbé furent les Chevaliers d'un Ordre Militaire Romain, qui encore aujourd’hui sont profondément ancrés dans l’abbaye de La Bussière, où ils contribuèrent notamment à l’établissement de l’école qui encore aujourd’hui fait la renommée de La Bussière.

Son engagement militaro-religieux


Ce rapprochement avec les chevaliers, monde qu’il connaissait déjà beaucoup grâce à son père, le convainc du bien fondé d’un bras armé pour l’Église. Il entreprit de nombreuses recherches théologique qui aboutirent à de nombreux écrits comme son fameux essai : La sainte et justifiée violence, référence théologique de tous les chevaliers de Dieu.

La Sainte et Justifiée Violence (extrait) a écrit:

Ces mots de Saint Bernard sur "les chevaliers de Dieu" rappellent à tout Aristotélicien que la vie est un combat mené pour Dieu, dont l'issue est certaine, mais s'obtient à un prix qu'il faut payer avec joie : le don de nos vies. (...)Car ce n'est pas sans raison qu'il porte l'épée : il est l'exécuteur de la volonté divine, que ce soit pour châtier les malfaiteurs ou pour glorifier les bons.

Lorsque, ultérieurement, le pape Honorius II convoqua un concile au sujet des ordres religieux, Bernard s’impliqua grandement prêchant la reconnaissance de plusieurs ordres religieux. Il joua énormément de son influence et devint presque simultanément la vedette de ce concile. Il convainc les rois de France et de Rome (le Saint Empereur Germanique) ainsi que sa sainteté du bien fondé de ces regroupements de fidèles se battant au nom de Dieu. D’abord homme de paix, Bernard écrira un projet de règle pour les Ordres Militaro-Religieux conciliant l'état monastique et idéal chevalresque et posa les bases de ce qui deviendrait la future Congrégation Romaine des Saintes Armées.

Toujours au sein du concile, Bernard sera confronté à Abélard, un sombre mais influent théologien, convaincu de la petitesse de l’homme, mais également orthodoxe, auquel Bernard rétorque ;

Citation :
C’est ainsi que les secrets de Dieu sont mis à jour et que les plus hautes questions jetées au vent?

Au terme de ce concile, Bernard tentera de convaincre les chevaliers de Dieu nouvellement reconnus d’aller reconquérir la Terre Sainte. À la Pâques Aristotélicienne, Bernard prêche une croisade à Vézelay dans un idéal d'unité et de paix. A Noël, il prêche à Spire. Il intervient aussi à Mayence, dans un élan de sainte bonté humaine, pour empêcher les massacres de spinozistes par des fanatiques endoctrinés par les pouvoirs laïcs. Admiré de tous, plusieurs le suivront sur les chemins vers la Terre Sainte pour y faire croisade sous son saint commandement.

Citation :
Qu'ils soient rejetés loin de la cité du Seigneur, ceux qui commettent l'iniquité, ceux qui s'efforcent d'enlever les inestimables richesses que Jérusalem réserve au peuple aristotélicien, ceux qui veulent souiller les Lieux saints et s'approprier le sanctuaire de Dieu. Que les deux glaives des fidèles soient levés sur la tête des ennemis, pour détruire quiconque s'élève contre la foi de Dieu, "pour que les nations ne disent pas: où est leur Dieu ?"

En chemin, les chevaliers de Dieu rencontre de nombreux pèlerins et fidèles qui se joignent à eux. Ils traversent d’abord la Dalmatie et arrivent en Grèce, où ils se séparent à la recherche des saints lieux mentionnés dans la Vita d’Aristote avant de se reformer. Il traverse le Thésallonique où ils sont accueillis avec indifférence pour finalement arriver aux portes de Constantinople, où les aristotéliciens d’Orient leur donne hospitalisation comme s’ils étaient leurs frères, et ce malgré une religion différente. Les chevaliers continuèrent leurs routes entre vallées et plaines de l’Anatolie avant de finalement arriver aux portes d’Antioche, dont ils entreprennent d’en faire le siège, avec l’appui des quelques aristotéliciens locaux restés fidèles à la vraie foi.

Peu de temps après, animés et excités par leur foi, les croisés se lancèrent à l’assaut des murs d’Antioche. Les averroïstes qui contrôlaient la ville alors étaient plus nombreux que les croisés, mais ils se battaient avec peu d’ardeur et de conviction, alors que les croisés semblaient infatigables. Devant l’ardeur de ses troupes, Bernard lança, comme s’il voulut prouver quoique ce soit à quiconque :

Citation :
Ils vivent sans avoir rien en propre, pas même leur volonté. Vêtus simplement et couverts de poussière, ils ont le visage brûlé des ardeurs du soleil, le regard fier et sévère : à l'approche du combat, ils s'arment de foi au dedans et de fer au dehors; leurs armes sont leur unique parure; ils s'en servent avec courage dans les plus grands des périls, sans craindre le nombre, ni la force des Barbares : toute leur confiance est dans le Dieu des armées; et en combattant pour Sa Cause, ils cherchent une victoire certaine ou une mort sainte et honorable. O l'heureux genre de vie, dans lequel on peut attendre la mort sans crainte, la désirer avec joie, et la recevoir avec assurance!

Les combats continuèrent et le sang infidèle baigna la terre sainte, mais Bernard était convaincu que telle était la volonté de Dieu. Finalement, après des mois de batailles intenses, Jérusalem redevinrent aristotélicienne, mettant fin à la reconquête de la Terre Sainte. Les croisés ramassèrent plusieurs reliques, érigèrent de nombreux forts et divisèrent la Terre Sainte en plusieurs comtés qu’ils se répartirent équitablement selon le mérite dont ils avaient fait preuve pendant la croisade. Entre-temps, les royaumes aristotéliciens occidentaux avaient préparés une importante flotte grâce à laquelle quelques croisés, dont Bernard, purent retourner chez eux.

Son apostolat

Moine engagé aux foucades redoutées des papes comme des princes, brutal dès lors qu'il s'engage, St Bernard est aussi un prêcheur formidable, un écrivain de haute volée, un ascète exigeant et un mystique parmi les plus inspirés.

Bien plus tard, l’on demanda à Bernard de trancher entre deux papes qui affirmaient avoir respectivement remporté l’élection au conclave, Innocent II et Anaclet. Bernard trancha en faveur d’Innocent II, et grâce à ces talents de diplomates aguerris, acquis à force d’expérience, il rallia le Roi de France et l’Empereur, ainsi que de nombreuses villes italiennes qui s’étaient d’abord rangées pour Anaclet. Après cette ultime épisode, Saint Bernard, abbé de La Bussière sur Ouche, en Bourgogne, se retira dans son abbaye avec ces frères cisterciens.

Saint Bernard de La Bussière passa ses dernières années à poursuivre son instruction dans divers domaines, dont la cuisine, ainsi qu’à cultiver les terres du domaine de l’abbaye. Il se questionna beaucoup sur sa vie, sur la foi et fit le deuil de ce qu’il n’avait pas pu accomplir de son vivant, priant pour que son successeur puisse…

Bernard a pris une part décisive à toutes les controverses de son temps, mais il était un homme d'Église plutôt qu'un théologien, quoique le calendrier lui donne le titre de docteur de L’Église. Sa doctrine, comme ses actes, reflète les inspirations d'une nature mystique et contemplative, mais prompte à s'irriter contre tout ce qui peut alarmer ou distraire la piété; non seulement contre toutes les hérésies, mais contre toutes les témérités. Saint Bernard n'a pas été le fondateur de l'ordre de Cîteaux, mais son animateur, sa plus grande gloire : la figure de proue du prodigieux essor des cisterciens, ces « moines blancs » qui ont rénové en profondeur – et durablement – la vie religieuse de l’Occident.

Dénonciateur des écarts des autres ordres religieux : il n'aura de cesse de critiquer : les écarts faits à la règle de Saint Benoit : mets surabondants, coquetterie, habitudes et trains de vie princiers, le cadre de certains monastères, leur décoration, peintures ou sculptures évoquant des messages bibliques, qui sont utiles au fidèle mais pas au moine.

Saint Bernard a écrit:
"O vanité des vanités, mais plus insensée encore que vaine : l'église resplendit sur ses murailles et elle manque de tout dans ses pauvres". "Sans parler de l'immense élévation de vos oratoires, de leur longueur démesurée, de leur largeur excessive, de leur décoration somptueuse et de leurs peintures plaisantes dont l'effet est d'attirer sur elles l'attention des fidèles et de diminuer le recueillement".


Bernard de La Bussière fit son dernier souffle une journée froide de janvier 1153, après avoir reçu l’onction. Il laissa derrière lui plus de 160 moines à Noirlac nouvellement créée, tandis que la nouvelle famille cistercienne comptait déjà près de 350 abbayes. Ses reliques, composées de sa soutane, de son armure, de sa mitre et de sa crosse, ainsi que son gisant, reposent en l'abbaye de la Bussière.


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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Sam 1 Aoû 2009 - 18:55

Citation :
Sainte Boulasse

La jeune Boulasse est né en 552 à Beaune en Bourgogne. Ses parents, païens, tenaient une taverne respectable sur la place du marché, la « Taverne des Hospices » (bière à 0,60 écus et menus à 6). Gens sérieux et respectables ils n’en priaient pas moins les idoles et méconnaissaient le message de L’Eglise. Cependant ces braves taverniers s’approvisionnaient en vin et bière auprès des moines des environs et Boulasse qui s’occupait de la réserve avait de fréquents contacts avec eux.

Comme elle était ouverte et intelligente, les moines l’initièrent, à la fois, à la foi et à l’œnologie.
C’est au cours d’une de ses très longues nuits de formation et discussion théologiques dans l’arrière salle de ses parents qu’elle fût éblouie par la lumière divine dans le reflet d'une pinte.

Convertie et sure de sa foi, Boulasse quitta ses parents et choisi la voie de l’Eglise. Elle fut formée par un des moines qui l'avaient pris sous leur aile, fort impressionnés par sa force de conviction.
Ressentant le besoin impérieux de prêcher pour sa nouvelle foi, elle se fit ordonner secrètement prêtre en 582 , en dépit des interdictions et consciente des risques mais sure de suivre les desseins divins. Ne pouvant devenir curée, elle ouvrit une taverne « au bon croyant » où elle fit des conversions et donna des cours de catéchisme, et même dit-on, elle y aurait baptisé des croyants avec l'aide et le soutien du curé de Mâcon.
Rompue aux prêches de grande écoute et gérant sa taverne de main de maître, elle eut une action missionnaire d’envergure sur la ville et convertit les masses à la vraie religion. On se souviendra longtemps de son action charitable envers les vagabonds et de l’organisation de ses quiz religieux en taverne avec ses lots de bière à gagner.

Après avoir converti la plupart des habitants de Mâcon, Boulasse ressentit le besoin de voyager et de propager le message d’Aristote. Elle dirigea ses pas et son chariot plein de pains et de vin vers le pays alamand voisin, dans le SERG actuel, pour les initier au repas de l’amitié aristotélicienne.

Cependant les habitants furent moins réceptifs à sa prédication et elle se trouva face à un roi cruel et païen, Childehald, qui refusa de renier les faux dieux de ses pères. Ne se décourageant pas , la sainte prêcha en public, construisit la première église à Cologne et voulut créer une taverne pour faciliter sa sainte tâche missionnaire.

Mais Childehald ne l’entendit pas ainsi et prit un arrêté anti-prédication. Boulasse l’ayant enfreint, elle fut déférée par le procureur et condamnée pour haute trahison. La sentence d’éradication devait être exécutée en place publique, pour édifier la population, et en utilisant l’outil de son crime : ses saintes victuailles. Le bourreau lui fit boire de force du vin en grande quantité mais la sainte ne faiblissait pas, soutenue par Aristote, elle supportait vaillamment son martyre, tout en prêchant encore depuis l’échafaud.
Childehald, fou de rage, décida d’en finir et ordonna de la noyer dans le dernier fut de Hautes-côtes de Beaune qu’il restait.
Quand on retira Boulasse du fût, son visage resplendissait de bonheur. Devant ce spectacle surprenant, Childehald fut frappé de repentir et, touché par la grâce, il se converti et fit convertir tout son peuple.
Ayant accompli sa tâche terrestre et ouvert la voie à la conversion des alamands, Boulasse décida de cuver tranquillement auprès du Seigneur et de rejoindre le soleil.

Depuis, Sainte Boulasse est devenu la patronne des vignerons et surtout des Taverniers et elle est encore invoquée par ceux-ci ou par leurs clients lorsqu’ils doivent faire face à une soirée harassante de travail ! Il n’est pas rare d’entendre dans nos Tavernes, l’exclamation familière et pleine d’affection pour la Sainte : « Que la Boulasse soit avec toi ! »

Reliques :

· Le chef de la Sainte est conservé et vénéré en la Basilique de Cologne.
· Le cœur et le Foie de la Sainte ont été ramenés et enchâssés à Mâcon et sont conservés dans le trésor de l’église de la ville.

Culte de la Sainte :

Le culte de Sainte Boulasse est attesté à Cologne et Mâcon depuis le VIème siècle et les reliques de la Sainte sont toujours utilisées lors de la procession de bénédiction de la vigne de Mâcon qui a lieu le 22 septembre, avant les vendanges.

Citations :

· C’est pas parce que la communion est gratuite, qu’il faut se moquer des fidèles et distribuer du picrate.
· Je ne renierai pas ma foi pour tout le vin du monde !
· Vraiment une telle félicité ne peut être que divine ! Pardonne nous Boulasse pour notre aveuglement ! (Childehald devant le corps supplicié de la Sainte)
· Il vaut mieux la bière dans le corps que le corps dans la bière.
· Il faut boire avec modération et prier avec ferveur.
· J’ai plus de cœur que de foie mais je peux tout digérer si c’est dit par amour du Très Haut.
· Si Christos n’avait pas voulu de femmes prêtres il l’aurait dit.
· Ne plus croire crée une crise de foi, trop boire une crise de foie.
· Si Notre Créateur avait voulu que la femme se cantonne à la procréation, il nous aurait rendus incapable d’aimer d’autres humains que le sang de notre sang.
· Je respecte les lois dictées par la foi, mais si l’Eglise refuse les femmes en prêtrise c’est pour faire plaisir aux empereurs et non à Dieu.
· Même si ce n’est pas pour demain, un jour il y aura à nouveaux des femmes curées et même des femmes évêques...
· Qui mieux qu’une femme peut mener des hommes par le bout du nez ?
· Elle avait mi une pancarte dans sa taverne « La maison ne fait pas crédit aux riches, mais offre l’eau et le pain aux démunis »


- symbole : six roses


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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Sam 1 Aoû 2009 - 18:58

anguillerusee a écrit:
Hagiographie de Saint Corentin

Saint Corentin (Sant Kaourintin en breton) fut le premier curé de Brest .
Il est fêté le 12 décembre (Calendrier des saints bretons).
C'est l'un des sept saints fondateurs de la Bretagne.
Il est le Saint Patron des pecheurs à pied bretons.
Il est fêté à Brest dans le Tro Breizh.



Saint Corentin est né à Brest en l'an 375. Eduqué dans la parole divine et l'étude du livre des vertus, sa piété lui valu d'éviter d'être enrôlé dans les troupes que mena le Roi breton Conan Meriadec contre les garnisons de l'occupant latin.

Désireux de parfaire sa foi, il se retirait petit à petit du monde pour se recueillir dans un oratoire loin de la ville de Brest.
Perdu dans ses prières, il ne vit pas les mouettes lui apporter quotidiennement coquillages et bigorneaux pour le nourrir, allant jusqu'à coloniser une vasque d'eau bénite dans la chapelle.
Corentin grignotait distraitement quand une mouette rieuse lui apporta un jour un petit poisson, une anguille .
Déjà rassasié par les fruits de la mer, Corentin sortit son couteau et en coupa un petit bout et laissa le poisson sur la margelle du bénitier, préférant finir sa lecture des logions de Christos.

Au petit matin, Corentin, se réveillant se signa avec l'eau bénite et constata que l'anguille était intacte et nageait dans le bénitier.

Corentin, veillant à chaque fois à s'excuser auprès du poisson, se nourrit alors exclusivement de petits bouts de cette anguille repoussant par la grâce divine chaque nuit.

De dépit, les mouettes prirent alors l'habitude de lacher une partie de leur peche sur l'estran de la plage permettant aux plus faibles de se nourrir sans avoir à pratiquer de peche hauturière.

Les villageois de Brest, fort peu instruits dans la parole divine, car cette ville fut longtemps une paroisse reculée et éloignée, vinrent de plus en plus nombreux ramasser les poissons et, conquis par la simplicité et la gentillesse de Corentin, furent de plus en plus nombreux à la chapelle.

Mais le temps avait passé et au Roi Conan Meriadoc succéda le roi Grallon.

Celui ci ne goutait point le poisson, à qui il trouvait un gout d'eau de mer en gelée. Aussi, il méprisait les pécheurs et gens de la mer et accordait toutes ses faveurs aux bouchers , aux éleveurs de boeuf et de verrats. Mais par dessus tout, il ne jurait que par le gibier et la venaison et ne jurait que par cette viande.

Il n'hésitait pas à poursuivre une bête jusqu'a l'épuisement de sa monture ou du gibier. Une fois qu'il chassait aux alentours de Brest, il fit mourir son cheval sur la lande dans la fureur de l'halalli en distançant tous ses hommes et chut du haut de la côte sur la grève le laissant inconscient. Les crabes commencèrent alors à le dépiauter jusqu'à l'arrivée de Corentin qui les éloigna. Il transporta alors l'homme jusqu'a la chapelle.

Le corps du Roi était mal en point, aussi Corentin décida d'essayer de le baigner avec l'eau du bassin à l'anguille.

Ces soins firent merveille et bientôt le roi reprit connaissance et se sentit soulagé, libéré à jamais de la passion de la chasse qui le brulait comme un feu intérieur.

Ne sachant trop comment remercier son sauveur, il décida de l'observer pour déterminer comment le remercier au mieux.
Mais les jours passaient et le roi convalescent se sentit tiraillé par une faim que ne rassasiait plus les quelques crabes pochés. Il émit le souhait de trouver de la viande pour se refaire le sang.

Voyons mon frère, dit Corentin, il faut observer ce que la nature nous donne à foison. Ici, vous n'aurez que quelque hase apeurée sur la lande, alors que les fonds sont poissonneux.

Le poisson ? Pfff ce n'est pas une nourriture d'homme cela. Rien ne vaut de la bonne viande pour se refaire le sang et les muscles !

Sans un mot Corentin prit son anguille et commença à la tronçonner en priant et la prépara ensuite en brochettes sur le feu.

Le roi fut captivé par le goût et qualité organoleptique de la chair du poisson et s'adressa alors à Corentin :

Citation :
- Quel est ce miracle ? Depuis des années je n'ai mangé de chair aussi savoureuse, je me sens l'estomac apaisé pour la première fois depuis longtemps. Et ça ne me reproche pas comme un jarret braisé !

- Mon frère, ce poisson est l'image du peuple instruit dans la foi, si on en coupe un bout, il repousse et il est toujours prêt à apaiser les passions. Et ton esprit, Ô mon Roi (car Corentin avait percé le roi Grallon à jour depuis longtemps), se rassasie autant avec du poisson que tes muscles avec la viande. Tu ne peux gouverner un peuple de simple chasseurs , tels les peuplades pictes peinturlurées et paiennes, car tu resterais dans l'ignorance de la révélation de la parole divine, restant plus bête qu'un animal et condamné à ne pas connaître la lumière.

Le Roi vit la justesse des paroles et décida, une fois rentré, de racheter régulièrement du poisson aux pécheurs bretons pour le mettre sur sa table a Rennes, pour le repas en l'honneur de Saint Noel, dix jours plus tard, ce qui le fit revenir à rennes avec un char à boeuf plein d'anguilles en bocaux, faisant de Corentin et de son anguille la mascotte des pécheurs bretons qui lui attribuent le renouvellement des troupeaux marins et l'abondance de la pêche à pied.


On dit qu'un bénitier avec une anguille vivante conservée traine dans quelque petite chapelle du Finistère. Attention, on dit aussi que l'anguille mord qui se signerait sans être croyant...


Dernière édition par Etiled le Lun 3 Aoû 2009 - 17:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Sam 1 Aoû 2009 - 19:00

vincent.diftain a écrit:
Hagiographie de Sainte Dominique

Dominique naquit en 1302 à Chinon en Anjou. Fille de pieux parents aristotéliciens, elle avait pour tante la Mère supèrieure du Couvent des Soeurs Aristotéliciennes de Chinon.
Bercée par les préceptes d'Aristote et de Christos durant toute son enfance, elle décida, à l'âge de 15 ans, de rejoindre sa tante au couvent et de sa faire moniale.

Elle se plongea dans l'Etude des textes sacrés et devint rapidement la plus instruite des soeurs. La Mère supérieure lui confia alors, pour ses 25 ans la charge de la célébration des messes, de la tenue des registres au sein du couvent et de l'enseignement des ses consoeurs, tâches pour laquelle son érudition théologique fut unanimenent appréciée de ses soeurs.

Sa connaissance des Saintes Ecritures fut telle, que le curé de la paroisse de Chinon vint souvent la voir pour étudier auprès d'elle.

Une sincère amitié aristotélicienne naquit entre ces deux êtres voués à l'accomplissement de l'oeuvre de Dieu.

Rapidement, les paroissiens de Chinon commencèrent à venir la voir pour lui demander conseil sur la façon dont ils devaient conduire leur vie pour rester dans les pas de Dieu.

C'est alors que sa tante décéda, en 1335, et tout naturellement, ses soeurs la choisirent pour nouvelle Mère Supérieure.

Mais le malheur s'abattit alors sur la France quand commença la terrible guerre de 100 ans.

Chinon fut envahie par les anglais et pillée...

L'anarchie se répandait, les villes étaient paralysées par la peur.

Pourtant, à Chinon, la présence rassurante de Mère Dominique fit se rassembler les croyants aristotéliciens autour d'elle, dans l'espoir et la prière.

Le Curé de Chinon, qui était très aimé, décéda à son tour.
Et dans ces temps de trouble, loin de Rome et de l'évêque d'Angers qui avait dû fuir son évêché, les paroissiens de Chinon se retrouvèrent sans curé...

L'impossible se passa. Malgré l'interdiction faîte en cette époque aux femmes de tenir une cure ou de procéder aux sacrements, les paroissiens de Chinon supplièrent Dominique de devenir leur curé.

Cette requête troubla beaucoup Dominique, qui partit en prière demander à Dieu de l'éclairer. C'est alors que lui apparu en songe l'Archange Galadrielle qui lui dit :

Citation :
Dominique, Dieu n'a pas voulu que les femmes soient exclues de la prêtrise. Il nous a fait homme et femme égaux. C'est pourquoi homme comme femme doivent pouvoir consacrer leur vie à Dieu dans les mêmes conditions, et donc atteindre les mêmes charges en son Eglise.
Dieu ne veut plus de cette mise à l'écart des femmes.

Dominique, tu es l'exemple même de la femme digne des plus hautes charges. C'est pourquoi, tu seras un exemple pour les générations à venir.

Dominique, va confiante auprès de tes paroissiens et accepte leur requête.

Dieu est avec toi !


Au matin, Dominique alla rejoindre ses paroissiens et accepta de devenir leur curé.

Elle remplit son rôle avec tant de ferveur aristotélicienne, elle fit des sermons si emprunt de sagesse, de piété, d'amitié aristotélicienne, que son nom finit par parvenir aux oreilles de Rome.

Il fut alors rapporter à Rome qu'un curé de Chinon, du nom de Dominique, déplaçait les foules en Anjou, que ce curé était un phare au milieu de l'horreur de la guerre, une lueur d'espoir qui faisait tenir des milliers de paroissiens.

La Guerre n'en finissait pas, et Dominique vieillissait... Elle forma bientôt une jeune fille prénommée Karine pour lui succéder.
Puis Dominique décéda en 1393, la nouvelle fut accueillie par une grande tristesse au sein de la population de l'Anjou et nombreux furent ceux qui vinrent à la cérémonie d'inhumation que célébra sa disciple.

La nouvelle arriva jusqu'à Rome qui décida d'envoyer une enquête sur ce Dominique, qui semblait promis à une sanctification prochaine.

L'envoyé de Rome arrivant à Chinon apprit alors la vérité sur Dominique et en fut scandalisé. Il décida d'emmener Karine à Rome pour qu'elle soit jugée et condamnée pour avoir violée le droit canon et pris la place du curé, elle une simple femme, et d'avoir ainsi continué l'oeuvre de l'impie Dominique.

Arrivée à Rome, un procès fut commencé contre Karine, qui défendit avec ferveur Dominique, relatant tout ce qu'elle avait fait. Les cardinaux furent touchés par les propos sincères de cette jeune fille et décidèrent de mener une enquête.

Durant de longues années, Karine défendit avec ferveur Dominique, fit venir des paroissiens de l'Anjou pour corroborer les faits qu'elle relatait.

Et ce fut finalement en 1418, à l'issue du Concile de Constance, que Dominique fut déclarée Sainte. L'Eglise reconnut alors que les femmes seraient accueillies en l'Eglise comme les égales des hommes et que dorénavant toutes les charges leur seraient ouvertes.
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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Lun 3 Aoû 2009 - 17:59

Père Eraine a écrit:


En l’an 1455, deux érudits aristotéliciens découvrirent, dans une section recluse de la bibliothèque de la paroisse de Launceston, des parchemins jaunis par le temps et rongés par l’humidité dressant le portrait d’une remarquable femme ayant habité le village quelques décennies auparavant. Il leur fallu un labeur incroyable pour parvenir à rapiécer feuille après feuille de ce qui s’avéra constituer un formidable récit…

L'Epopée de Sainte Dwywai, dite La Frénétique


Son enfance

Sainte Dwywai naît au XIIème siècle à Launceston, dans le comté anglais des Cornouailles. Son père, Urien, le boucher du coin, était bien connu pour son tempérament colérique et bouillant. Sa mère, Nyfein, était d’une beauté foudroyante, sans aucun doute la plus jolie femme du comté. Sa longue chevelure possédait la délicate teinte dorée des épis d’orge, tandis que de son visage resplendissant émanait l’odeur fine du houblon. Dwywai vouait à sa mère un amour sans bornes, et avait l’habitude de s’accrocher aux longues tresses de sa génitrice, tiraillant ses mèches fines et l’assaillant de diverses questions durant tout le temps que prenait l’étape du brassage de la bière, que la petite famille effectuait dans sa demeure. Nyfein promulguait sans relâche les bienfaits de cette boisson maltée à son entourage, proclamant à tout vent les effets bénéfiques sur la santé non négligeables que sa consommation conférait. Dwywai ferait d’ailleurs bon usage de cette recommandation durant son adolescence.

À l’âge de neuf ans, son père et sa mère entretenaient souvent d’âpres diatribes, son père infligeant couramment certains sévices à sa mère, la battant notamment avec d’imposants morceaux de viande crue. Certains villageois furent d’ailleurs témoins de scènes conjugales ou Urien menaçait de décapiter sa femme à l’aide d’un couteau de boucher. Un jour, Nyfein s’enfuit et se précipita vers la lande, ou elle disparut pour de bon dans le brouillard, sans crier gare. Elle ne fut jamais revue, les villageois tenant pour compte qu’elle avait été dévorée par le monstre des landes, qui écumait à ce moment les terres arides de l’Angleterre australe. Certains affirmèrent même qu’elle aurait été la victime de son mari, qui l’aurait hargneusement poursuivi à travers le brouillard.

Troublée et affligée par la disparition de sa mère, Dwywai devint subitement sujette à d’ahurissants élans colériques de même que par moments à une lévitation intempestive et involontaire, un remarquable symptôme de dépravation. On la vit soudainement grimper des arbres durant des averses de grêle, s’introduire dans des fours de boulanger et même escalader, lors d’une nuit noire durant laquelle une féroce tempête rageait, la flèche de l’église du village, ceci afin d’échapper aux médisances de son père qu'elle ne supportait plus. Urien ne supportait plus la présence de sa fille, et l’envoya hors du village, dans le couvent de Tarrant-Kaines, dans le Dorset.

Les évenements miraculeux dont Soeur Dwywai fut l'objet

Reléguée dans ce couvent, Dwywai s’adapta néanmoins rapidement à la vie ecclésiastique.

Se réfugiant dans l’astreignant processus de fermentation de la bière, elle parvint à atteindre une certaine mansuétude intérieure. On raconte que durant le temps que dura son séjour dans l’abbaye ,la qualité du breuvage augmenta exponentiellement, comme si les cuves elles-mêmes avaient été bénies par Christos. Les pèlerins du comté affluèrent en grand nombre à l’abbaye dans le simple but d’ingurgiter quelques goulées de ce nectar divin, ce qui profita grandement à ladite abbaye. Les brasseurs de l’ensemble de l’Angleterre commencèrent à réciter sa prière dans l’espoir que ces paroles attribueraient la touche miraculeuse dont était gratifiée la bière de Dwywai :

Citation :
Bénissez, Ô Jah, cette bière délectable, ce breuvage d'Homme que vous avez permis par la douceur du grain : qu'il constitue un salutaire remède aux maux de la race humaine : et attribuez-nous la concession par l'invocation de votre saint nom, à l’ingurgitation de cette boisson, de la santé du corps et d’une sauvegarde sûre pour l'âme. Par Christos notre seigneur. Amen.

Certaines des nonnes crurent que la vente de la bière devait être réservée aux vertueux aristotéliciens, car elle était trop riche pour faire partie de leurs vies ascètes ; elles buvaient désormais de l'eau pour étancher leur soif. Dwywai affirma qu’elle discernait les traces du péché dans l'eau potable de l'abbaye et invita les sœurs à ne consommer seulement que de la bière, mais ne réussit pas à convaincre ses pairs. Un matin, alors qu’elle livrait des bandages et d’autres provisions à l'infirmerie, Dwywai remarqua que les sœurs malades ne provenaient que du groupe qui refusait obstinément la consommation de bière. Elle conjura donc l’abbesse de leur faire absorber quelques gouttes de boisson maltée, ce qui les guérit quasi instantanément. Ce fameux épisode de vie monastique fut un véritable miracle car Dwywai parvint à sauver des kyrielles de vies, en soutirant aux grands maux tels que la Peste Noire des gens à qui elle avait fait boire de l’eau chauffée et filtrée lors du processus de brassage de la bière.

Elle apprit rapidement à lire et a passer un grande partie de son temps dans le Scriptorium, dévorant les menus ouvrages que la bibliothèque de l’abbaye abritait. Une des soeurs plus âgées lui enseigna l’écriture, et elle apprit bientôt à imiter la somptueuse calligraphie des grands manuscrits, que seuls peuvent consulter aujourd’hui les mieux nantis. Sur de résidus de parchemin, elle dessinait dans ses temps libres de grossières icônes de Christos et d’Aristote, mettant à bon usage la peinture qu’elle tirait de plantes diverses et d’argile. La sœur bibliothécaire l’encouragea dans son travail, et on lui demanda éventuellement d’illustrer le prestigieux livre d’autel.

Abritée à l’abbaye, dans les murs de laquelle elle respirait une quiétude et une plénitude incomparable, elle réussit à maîtriser ses instincts agressifs de même que ses immondes accès de rage, elle retrouva la pureté et l’espoir qu’elle possédait avant la disparition de sa mère. Ses attraits se développèrent, et son charme rayonnait et influait sur tout ce qui l’entourait. Lorsqu’elle travaillait au champ, entonnant des hymnes pastoraux, il jaillissait d’elle une aura de sérénité et de sagacité céleste. On s’arrêtait souvent pour la regarder, absorbé dans une méditation silencieuse, sidéré par ses attraits. Ses talents se propagèrent donc rapidement à travers les îles angloises.

Durant ce temps, en Cournouailles, Urien écumait la lande à la recherche d’une compagne aussi resplendissante que Nyfein. À Exeter, il eu vent des attraits de sa fille, et décida brusquement de la récupérer, par toutes les manières possibles, ne voulant pas lésiner sur les moyens : ainsi, il inséra soigneusement son couteau de boucher dans ses bagages, son esprit féroce entrevoyant déjà ce que pourrait lui procurer sa fille.

Dwywai ensemençait un champ de houblon quand elle vit son père s’approcher. Elle courut immédiatement se réfugier parmi les cuves de bière. Lorsqu’Urien frappa à la porte de l’abbaye, il fut accueilli par l’abesse qui refusa l’entrée au forcené, mais qui accepta tout de même de convoquer Dwywai afin de lui présenter son père. On la chercha dans tous les recoins, en vain, et c’est beaucoup plus tard qu’on la trouva, transie de froid, dans les celliers du monastère. Dwywai expliqua ses craintes à l'Abbesse, qui consentit à contribuer à son évasion. Bien qu'elle ait généralement évité les bains à cause de l’eau, dont elle avait horreur, elle accepta de s’immerger complètement dans une des cuves de bière fraîche, parvenant à surmonter sa répugnance pour cette souillure involontaire de bière. Ce récipient fut ensuite chargé sur une charrette de pèlerin qui se dirigeait vers Dorchester.

La cuve fut laborieusement ouverte, et l’on parvint à extirper Dwywai de ce refuge où elle s’était enfermée bien malgré elle. Le pèlerin qui charriait cette cuve, ayant tout récemment expié ses péchés, fut soudainement investi d’un désir charnel moribond, et se précipita vers elle. On raconte que dans un effroi religieux, Dwywai fut saisie de stupeur, et mourra sans crier gare. Durant son service funéraire, sa dépouille se mit soudain à s'élever vers le plafond de l'église. Le prêtre lui ordonna de descendre, ce qu'elle fit en se posant sur l'autel. Elle n'était pas morte et vécut à Dorchester jusqu’à son décès véritable. Les horreurs de son enfance ressurgirent peu à peu, loin de l’influence calmante de l’abbaye. La puanteur nauséabonde du péché de ses voisins la dérangeait tellement qu'elle dormait sur des cailloux, lévitait, passait de longs moments dans les tombeaux ou s'entourait même de flammes pour y échapper .

Considérant Dwywai comme un curieux cadeau de Jah, ils acceptèrent ses déclarations plus aisément que celle des autres soeurs. Les idiots du village devinrent ainsi des ivrognesinto town drunks??, à l'exception de deux benêts qui insistaient à se laver dans des chaudrons d'huile bouillante. On dit de Dwywai qu'elle transformait l'eau du bain des plus pauvres et des plus défavorisés par le toucher. Ainsi, les paysans étaient épargnés par la peste et aux impuretés de l'eau.

Les aristocrates ne purent jamais accepter ses convulsions extatiques, et étaient particulièrement inquiets par ses propres actes d'auto-mutilation. Quand Dwywai s'attacha à une roue de moulin pour être traînée, apparemment sans aucune blessure, dans l'eau boueuse de la rivière, ils prétendirent qu'elle était habitée par la créature sans nom.

Un bourreau, convoqué pour la libérer de ses crises étranges, la fit brûler vive. Au moment même où il jeta des serpents et des scorpions sur elle, se tenait à l'intérieur comme si elle se trouvait dans de l'eau froide, remerciant et adorant Jah, puis elle poussa un cri :

Citation :
Je suis déjà bien assez cuite d’un côté, il faudrait me tourner, si l’on veut m’apprêter à point !

Durant les dix jours qu’elle passa sur les braises, elle s’en réchappa sans aucune brûlure puisqu’elle avait acquis maintes aptitudes de maîtrise des brasiers de la part des orphelins du village, qui avaient l’habitude de mettre feu à l’orphelinat. Elle est considérée par les savants de l'église comme ayant lancé l'engouement pour la flagellation, dans laquelle les moines fouettent leur dos afin de débarrasser leur cilice des infestations de charançon.

Ses reliques

Une nuit, alors qu’elle se roulait dans un tonneau formé de pointes de lances affûtées et acérées, Soeur Dwywai disparut subitement par combustion spontanée humaine, encore un miracle inexplicable référencé dans les annales romaines.

Pendant plusieurs siècles, ses reliques en lévitation dans les salles des ventes aux enchères firent grimper sa valeur qui atteignit le double du prix de la tête de Saint Dymphna. L’église paroissiale de Saint Hasselhoff à Launceston abrite aujourd’hui l’avant bras de cette illustre femme (« le bras avec lequel elle remuait les cuves de bière »), parmi ses reliques les plus précieuses.
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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Lun 17 Aoû 2009 - 13:09

Citation :
Hagiographie de Saint Etienne de Harding

Citation :
"Séparés par le corps dans les diverses parties du monde, qu'ils soient indissolublement unis par l'âme... Vivant dans la même Règle, avec les mêmes coutumes."

La très sainte et des plus pieuses vie de Saint Étienne, fondateur de l'Ordre de Cîteaux (Ordo Cistercensis), rédacteur de la règle cistercienne et de la charte de charité, qui toute sa vie durant travailla pour l'épanouissement de l'idéal monastique prôné par Saint Benoît.

Oeuvre de Monseigneur Zaguier de Bouviers, d'après de nombreux textes d'alors, et rédigée en l'Abbaye Cistercienne Saint-Arnvald de Noirlac.

Premières années

Saint Étienne naquit vers 1060, dans le Dorset, région méridionale de l'Albion, au sein de la grande, ancienne et noble famille de Harding. On ne sait peu de choses sur ses parents, si ce n'est que son père fut un administrateur admiré et aimé par ses censitaires, auprès desquels il était fort généreux. On sait aussi qu'Étienne reçut une éducation religieuse et pratique poussée, au point où ses connaissances impressionèrent les autorités religieuses locales.

Ceci dit, la part d'ombre sur sa vie se lève complètement quand Étienne de Harding choisit la vie monastique. En effet, à partir de ce moment là, grâce à l'assidu travail des moines qui cotoyèrent le saint, de nombreux écrits et registres nous permettent de connaître avec précision le déroulement de sa vie. On sait qu'il entra à l'abbaye bénédictine de Sherborne à l'âge de 15 ans. Après un noviciat rapide et fructeux, il fut élevé frère par l'abbé Roger de Lisieux, d'origine normande, qui le nomma chantre, où ses connaissances déjà très complètes en Christologie lui furent très utiles. Étienne resta cloitré à Sherborne pendant quatre ans, priant avec ferveur et sans relâche. Ces quatre années, il les utilisa à bon essient, ayant lu tous les ouvrages de la bibliothèque de l'abbaye, faisant de lui un érudit hors pair. D'ailleurs, il fut, après le décès de l'abbé de Lisieux et le remplacement de ce-dernier par un nouvel abbé, Richard de MacGroar, d'origine écossaise, rapidement nommé par ce-dernier chapitrain, qui en plus de le récompenser pour son érudition, voulait fait un contre-poid aux français très présents au sein du chapitre. En effet, l'abbé de MacGroar souhaitait que le monachisme s'internationalise, au lieu de rester une mode française. En quelque sorte, on peut dire qu'il était un précurseur du concept d'intertionalisation, et son influence fut grande sur Sainte Étienne, qui en fit un but, un objectif et un devoir des cisterciens.

Cependant, Saint Étienne ne resta pas chapitrain bien longtemps, puisque l'abbé le fit nommer lecteur au séminaire de Winchester, fondé quelques années auparavant, comme de nombreux autres à travers l'Europe, grâce à des lettres patentes de Grégoire VII, qui souhaitait une meilleure formation des prêtres, ce qui était à ses yeux essentiel et primordial pour lutter contre le nicolaïsme et la simonie. C'est au sein de ce séminaire qu'Étienne put s'initier à l'aristotélisme, doctrine alors réservée à une petite élite au sein des prélats et des plus éminents théologiens. L'affirmation de la sociabilité de l'homme est un choc. Étienne découvre alors la futilité de l'idéal monastique bénédictin, qu'il tente de réformer.

Il réussit à fonder un hospice sous l'autorité de l'ordre, qu'il administre seul, puisqu'il est le seul à maîtriser des concepts de médecine, acquis au séminaire, mais ses autres tentatives resteront sans suite. Un nouvel abbé succède à MacGroar, Nicolo Aldobrandeschi, d'origine italienne, qui ne veut rien savoir des idées d'Étienne et l'expulse de Sherborne.

Cantorbéry, puis Rome

Saint Étienne déménage alors à Cantorbéry, siège de la primatie des angles, et se place sous la protection du nouvel archevêque, Baudoin d'Exeter, proche de la famille royale normande. Étienne, élevé chanoine, devient alors clerc séculier, tandis que l'archevêque lui confie la doyenné de la cathédrale. Étienne de Harding a alors 25 ans. Les théologiens de la ville, et ses confrères du cloître de la cathédrale, sont beaucoup plus réceptifs à ses propositions de réforme de l'Ordre Bénédictin, et se tiennent au fait des actualités romaines. Saint Étienne se fait remarquer pour ses prêches et est élevé seigneur par le roi Henri II.

Finalement, Monseigneur Baudoin propose à Étienne d'effectuer un pélerinage à Rome. Enthousiaste, et voulant profiter de l'occasion pour discuter de son idéal avec nombre de théologiens du continent, Étienne se prépare quelque peu et met de côté quelques sous pour le voyage avant de recevoir le bourdon après une courte messe célébrée dans le choeur de la cathédrale.

Son voyage débuta par une traversée de la Manche qui fut plutôt calme selon les dires même d'Étienne, et il prit ensuite la direction de Paris, où il ne fit qu'un bref arrêt, déçu par les théologiens de la ville, et emprunta ensuite la Via Agrippa, qui l'amena jusqu'à Rome en passant par les principales villes italiennes. À Boulogne, l'université lui réserva un bon acceuil, et ses thèses ne furent pas autant décriées qu'elles le furent à Florence. Néanmoins, les conditions météorologiques furent avec lui.

Arrivé à Rome, il se plongea dans la lecture d'ouvrage sur Aristote. Il y découvrit les livres du panégyrique et du siège d'Aornos, qu'il dévora, mais qui furent pour lui très décevant, n'y trouvant pas d'arguments pour étayer ses idées de réforme. Cependant, il se lie d'amitié avec l'archevêque de Lyon et primat des Gaules, Hugues de Bourgogne. Après quoi, Étienne se fait connaître grâce à ses messes, mais aussi, et surtout, grâce aux débats théologiques qu'il mène et organise au sein de la faculté des sciences théologiques de Rome. Il entre même dans l'entourage du pape, mais son aristotélicisme un peu trop marqué lui vaut des critiques, et il préfère finalement suivre l'archevêque Hugues, qui retournait dans son diocèse.

Molesme et Cîteaux

La remontée sur la Via Agrippa se fit sans problème, la région n'étant pas alors infestée de Lion de Judas comme elle l'est aujourd'hui. Arrivé à Lyon, Étienne fit la connaissance de Robert de Molesme, qui visait le même saint et noble objectif que lui. En effet, Robert avait souhaité lui aussi réformer le monachisme, et avait pour ce faire fondé une abbaye, l'abbaye de Molesme. Cependant, cette-dernière était en grande difficulté. Établie sur un flanc de montagne, une terre infertile et loin de toute bourgade, un endroit dont personne ne voulait, l'abbaye sombrait dans l'acédie. Au départ, l'établissement n'était composé que de cabanes de branches autour d'une chapelle dédiée à Saint Hubert. Rapidement, la maison de nouveaux moines, rétifs à tant d'austérité. Ces moines, désespérés par leur situation, ne voulaient surtout pas suivre les enseignements de Robert, encore plus draconiens, et continuaient malgré tout d'honorer l'interprétation bénédictine de la règle de Saint Benoît. Étienne promit toutefois à Robert de venir le seconder à Molesme, mais après quelques temps, la tâche s'avérait tellement ardue que Robert et Étienne se décidèrent à trouver une solution.

Les deux moines avaient un rêve, celui de fonder une abbaye sur une vraie terre, une terre fertile et accueillante. Mais pour cela, il fallait obtenir une concession de la part d'un seigneur ou d'un propriétaire terrien, et peu s'étaient prononcés en faveur d'une réforme de ce qui était alors l'ordre le plus puissant d'Europe. Néanmoins, Étienne était convaincu que ses idées, de par leur originalité, mais aussi de par leur sérieux, séduirait un important vassal de Sa Majesté. Ce noble, ce fut Renaud de Beaune. Après qu'Étienne soit passé à sa cour, séduit par son discours, le vicomte de Beaune lui offrit une terre fertile au milieu d'une grande forêt.

Avec quelques moines de Molesme, Étienne de Harding et Robert fondèrent l'abbaye de Cîteaux. Dans les premiers temps, la nouvelle communauté travailla à défricher la terre. Ils revendirent les stères de bois et purent acheter des pierres pour l'enbelissement de leur abbatiale. Dès la première année, les moines réussirent à tirer profit des champs. La récolte fut très variée. En effet, prévoyants et instruits, Étienne et Robert avaient organisés les cultures de manière à tirer profit des grandes terres du domain abbatial, c'est-à-dire en y cultivant le plus possible. Grâce à la technique de l'assolement triennal, les moines réussirent à récolter une quantité de légumes, mais aussi une quantité de grains, que ce soit du blé, que les frères boulangers transformèrent en pain, du houblon, que les frères brasseurs transformèrent en bière et alcools divers, qu'on vendait, tout comme les surplus des autres cultures, aux villageois, ce qui permit à l'abbaye d'amasser des sommes considérables, ou encore de l'orge. La structure était là, il ne manquait que l'organisation pour avoir la règle d'un ordre monastique des plus solide.

Toutefois, les débuts de Cîteaux ne furent pas toujours faciles. S'il y eut discorde dans la nouvelle abbaye, ce fut surtout à savoir qui de Robert de Molesme ou d'Étienne de Harding serait élu abbé. Les moines furent séparés en deux factions, et le chaos fut maître des lieux jusqu'à ce que le sage Saint Étienne décide de reconnaître son frère comme abbé, pour mettre un terme à la désolation causée pas la désunion de ceux que l'on appelait déjà les cisterciens.

Ceci dit, les moines de Molesme vinrent à Cîteaux pour se repentirent, et implorèrent Robert de redevenir leur abbé, en échange de quoi il se soumettrait aux principes et coutumes de Cîteaux, ce qu'il accepta. Étienne de Harding et Robert avait réussi à mener à bien leur réforme du monachisme.

La Charte de Charité

Suite au départ de Robert, Étienne fut proclamé abbé par acclamation. Il nomma ensuite le frère Albéric comme prieur de l'abbaye, ainsi qu'un chapitre. Entre-temps, l'idéal monastique cistercien s'était grandement répendu en France, et il devenait urgent d'établir les structures d'un nouvel ordre. Étienne se pencha alors sur la rédaction ce qui devrait être le texte fondateur pour tous les frères cisterciens.

La nouvelle règle énonçait les valeurs fondamentales de l'Ordre Cistercien : la charité, qui consiste en l'aide du plus démuni et le refus et le rejet de l'égoïsme, l'exemplarité, qui est le respect d'un code d'honneur implicite ainsi que la foi.

L'abbé de Cîteaux, soucieux de l'intertionalisation de l'ordre et du bon fonctionnement de ce-dernier, inclut aussi dans la charte des mesures administratives. Il fixa d'abord les modalités d'établissement de l'ordre. Ainsi, une abbaye cistercienne ne peut être ouverte que si trois moines se trouvent dans la même région, et avec l'accord du chapitre d'une abbaye-mère de l'ordre. La nouvelle abbaye devenant donc fille de l'abbaye-mère. Ensuite, il établit le fonctionnement des élections pour les abbés, ainsi que les charges, les fonctions et les statuts de chacuns.

Saint Étienne, voulant donner à la règle cistercienne un nom évocateur, la baptisa Carta Caritatis, ou Charte de Charité, pour signifier la principale et plus importante valeur de l'ordre.

Saint Bernard et dernières années

L'abbaye de Cîteaux florissait et devenait de plus en plus importantes, et sa réputation dépassa largement la Bourgogne. La réforme cistercienne intéressait beaucoup de gens, et les théologues les plus respectés se penchaient régulièrement sur la situation de l'ordre naissant.

Évidemment, Cîteaux acceuillait chaque année un incessant flot de novices, venus pour y vivre dans la vertu, dans l'espoir d'obtenir le salut de leur âme et ainsi atteindre le soleil. C'est dans ce contexte qu'un jeune nobliaux venu directement de sa région de Dijon natale, qui deviendra plus tard Saint Bernard de La Bussière, intègra l'Ordre Cistercien. Tel Saint Étienne, qui aimait, en tant qu'abbé, admirer sa réussite, Saint Bernard passa avec brio le noviciat, et fut rapidement promu aux charges les plus importantes et les plus prestigieuses de l'abbaye. En effet, il en vint même à être nommé recteur de l'abbatiale, devenant en quelque sorte le bras droit d'Albéric. Chargé de la célébration des offices, il prêchait, chaque dimanche, les vertus et les bienfaits du cistercianisme, et ses qualités lui valurent d'être grandement considéré, même partie le clergé séculier et la société laïque. Après s'être entretenu avec le collège des nobles bourguignons, Saint Bernard, qui avait entre-temps été élevé chapitrain de Cîteaux, vint voir Saint Étienne pour obetnir l'autorisation de fonder une abbaye-fille sur les terres de La Bussière sur Ouche.

Étienne, trop heureux d'assister à la fondation d'une seconde abbaye soumise à la règle cistercienne, accepta avec enthousiasme. Cette nouvelle abbaye ne fut que la première d'une longue série, et grâce aux mesures prises par Saint Étienne en matière d'intertionalisation, mais aussi grâce aux connaissances et au charisme de Saint Bernard, l'Ordre put s'installer en Irlande, en Scandinavie, dans la péninsule Ibérique, etc.

Même s'il aurait voulu lui-même participer à l'expansion de l'Ordre Cistercien, Saint Étienne ne le put en raison de son grand âge. Malgré cet ultime regret, il restait fidèle à la règle qu'il avait écrite, faisant toujours preuve de grande charité. Petit à petit, il déléguait ses responsabilités à Albéric, qui devint le troisième abbé de Cîteaux, mais aussi aux jeunes qui s'étaient joints à la grand famille cistercienne et faisait preuve d'enthousiasme et de motivation.

Chaque jour, on pouvait le voir méditer tout en se promenant dans les grands domaines de l'abbaye.

Le trépas

Saint Étienne de Harding, fondateur de l'Ordre Cistercien et rédacteur de la Charte de Charité, s'éteignit paisiblement en sa cellule de l'abbaye de Cîteaux, entouré de ses frères de la famille cistercienne, un beau jour de mai alors que les arbres et les arbustes du domaine étaient en fleur. On pleura beaucoup sa mort, et plusieurs dignitaires, qu'ils soient religieux ou laïques, assistèrent à ses funérailles ainsi qu'à son inhumnation.

On l'enterra sous l'abbatiale de Cîteaux, et on marqua l'emplacement de sa tombe par un gisant qui fut réalisé par un sculpteur bourguignon. On conserva son coeur, dont le reliquaire fut déposé à la primatiale Saint-Jean-Baptiste de Lyon, sa mitre, qui fut donnée à l'abbaye de La Bussière sur Ouche, et sa crosse, que l'on offrit à la jeune abbaye de Noirlac.

Attributs

Saint Étienne de Harding est souvent dépeint en vêtements d'abbé, avec mitre et crosse, mais aussi souvent tenant dans ses mains une maquette de l'abbaye de Cîteaux, rappelant ainsi que c'est lui qui en fut le fondateur. Son apparence générale est plutôt sobre, et rappelle donc son voeu de pauvreté.

Reliques

L'histoire des reliques de Saint Étienne de Harding est particulière. Premièrement, son gisant, de même que l'abbaye de Cîteaux, furent détruits par les Armagnacs lors de la guerre civile qui les opposa aux Bourguignons. Ne restait que du corps du Saint son coeur, qui put être admiré à Lyon jusqu'à ce que Monseigneur de Bouviers l'amène à Sens pour être adoré par les fidèles qui visiteraient la cathédrale Saint-Étienne. Sa mitre fut, quant à elle, ramenée à Noirlac après l'abandon de l'abbaye de La Bussière, où elle a rejoint la crosse du Saint. Ces deux dernières reliques se trouvent toujours à Noirlac.
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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Lun 17 Aoû 2009 - 13:48

Hagiographie de saint Georges de Lydda

Saint Georges est le patron de la Chevalerie et des Gens d’Armes, il symbolise le triomphe du Bien contre le Mal, la victoire de la Foi sur la Créature sans nom, la force de la Foi et la bravoure.

Le Duché et l'Ost du Lyonnais-Dauphiné en ont fait leur patron.


I - Origine

Georges naquit vers 275 après Christos, en pleine Ère de la Dispersion de la Foi, dans la Province de Cappadoce, au sein d’une famille riche et de haute condition. À la mort de son père, alors qu’il n’était âgé que de dix ans, sa mère, Polychronia, convertie à l’Aristotélicisme à l’insu de son époux, l’emmena en Palestine, sa terre natale. Là-bas, elle lui inculqua les Vertus de la Raison enseignées par Aristote, ainsi que la Foi en l’Amour de Dieu prêchée par Christos.

Georges grandit et devint un jeune homme de belle apparence, à l’esprit vif et aux mœurs raffinées. Lors de sa dix-huitième année, il décida d’embrasser une carrière militaire et s’engagea dans les armées romaines, afin de défendre la paix des terres romaines et de leurs habitants. Très vite, sa valeur le distingua du lot, et ses supérieurs le nommèrent tribun de la garde prétorienne. L’empereur lui-même reconnu son dévouement et son courage et l’éleva à la dignité de préfet.


II - Georges et le "Dragon" de Béryte :


Alors que Georges retournait en Cappadoce, après une campagne victorieuse en Mésopotamie contre le roi perse Narses, il traversa la région de Béryte, ravagée alors par une armée de pillards sanguinaires et impies, menée par un homme cruel nommé Nahf dont la barbarie sans égale lui avait valu le surnom de « Dragon », car en phénicien, « nahf » signifiait « serpent ». Les pillards de Nahf s’étaient installés dans les marais voisins de la ville, il y avait plusieurs années, et avaient opéré des raids continuels sur la région, ravageant les récoltes et pillant les fermes. Tous ceux qui avaient tenté de leur résister eurent les yeux crevés par Nahf et ses hommes. Pour se protéger de la dévastation, les habitants décidèrent d’offrir chaque jour deux animaux en tribut pour calmer les pillards du Dragon. Cependant, vint un jour où il n’y eut plus de bêtes à sacrifier, et Nahf recommença ses ravages. Désespéré, le roi de cette contrée accepta que l’on donne chaque jour une jeune femme tirée au sort aux brigands pour satisfaire leurs vils appétits.

Les semaines et les mois s’écoulèrent, et vint le jour où la propre fille du roi, la princesse Alcyone, fut choisie pour être jetée en pâture aux pillards. Elle fut attachée à un pieu en bois face aux marais et abandonnée ainsi à son triste sort. Quelques instants après, alors qu’Alcyone pleurait à chaudes larmes, un grondement se fit entendre. Croyant sa dernière heure venue, quelle ne fut pas sa surprise quand elle découvrit que le bruit venait, non pas des marais, mais de la plaine s’étendant derrière elle. Alcyone se tourna et pu apercevoir un cavalier de haute taille, revêtu d’une armure étincelante et portant une longue lance, qui dirigeait sa monture vers elle. Arrivé à sa hauteur, il mit pied à terre et s’approcha d’Alcyone qui pu distinguer, ainsi, la grande croix rouge qui ornait son plastron blanc. La princesse le pria de partir loin d’elle pour sauver sa vie, mais le cavalier refusa et la détacha. Il disait s’appeler Georges et qu’il consacrait sa vie à servir Dieu et à répandre Sa parole parmi les Hommes. Pour Georges, Nahf était un homme perverti la Créature sans nom, faisant preuve des Vices qu’il avait juré de combattre et d’anéantir avec l’aide des Vertus enseignées par Aristote et Christos.

Soudain, un rugissement résonna à travers les marais et cent hommes montés sur des chevaux à la robe noirâtre apparurent, avançant en colonne tel un corps gigantesque ondulant entre les flaques d’eau putride. Tous portaient des armures de mailles semblables à des écailles d’un vert olive, et brandissaient leurs épées comme des centaines de crocs acérés, prêts à se refermer sur Georges et Alcyone. A leur tête, un homme massif leur fit faire halte à quelques toises des deux silhouettes qu’il regarda furieusement. Georges n’avait jamais vu un homme aussi immonde et repoussant, sa barbe hirsute avalait la plus grande partie de son visage cuivré où seuls ses yeux injectés de sang perçaient à travers son casque de cuir. Il détourna les yeux pour se préserver de ce spectacle abject, mais sa résolution d’affronter ces pillards infâmes n’avait pas faibli. Il leva sa lance vers les cieux et éperonna vivement son cheval qui s’élança au galop vers le « Dragon ». Des hurlements terrifiants s’élevèrent des rangs adverses et comme un seul homme, les pillards se lancèrent à l’assaut du guerrier solitaire. Georges se retrouva pris au milieu d’un tourbillon d’yeux enflammés de rage et de lames. Partout où son regard se posait, il y avait un pillard prêt à fondre sur lui, mais il tint bon pendant que le cercle se refermait sur lui, continuant à éperonner sa monture vers celle de Nahf. Alors qu’il allait être submergé par la marée humaine, Georges mobilisa toutes ses forces et sa Foi, pour lever à nouveau son bras et plonger sa lance au milieu du tourbillon d’hommes et de lames qui se dressaient face à lui. Un cri terrifiant retentit, auquel répondirent des hurlements affolés. Terrifiés, les pillards s’enfuirent aussi soudainement qu’ils étaient apparus, laissant leurs armes derrière eux.

Sortant de son exaltation guerrière, Georges vit Nahf qui gisait à ses pieds, mortellement blessé par sa lance qui s’était figée en travers de sa gorge. Georges attacha le chef des pillards, noirci autant de péché que de terre, à son cheval et regagna Béryte avec la princesse Alcyone, traînant le « Dragon » derrière eux. Ils furent accueillis par la liesse et les acclamations des habitants enfin délivrés de cette terrible calamité. George amena la dépouille de Nahf devant le roi qui se prosterna devant Georges et jura que lui et ses sujets se convertiraient à la Foi aristotélicienne. Le héros reprit ensuite la route de la Cappadoce.


III - Le martyre de Georges :

Quelques années plus tard, l’empereur de Rome convoqua à Nicomédie tous les gouverneurs des Provinces d’Orient afin de leur communiquer ses décrets contre les disciples d’Aristote et Christos. Georges, sentant que l’heure était venu de confesser publiquement sa Foi, distribua ses biens aux pauvres, affranchit ses esclaves et fit route vers Nicomédie pour se rendre à la cour impériale. Il se présenta au milieu de l’assemblée et reprocha à l’empereur de verser injustement le sang innocent des fidèles aristotéliciens. Stupéfait, l’empereur fit interroger Georges sur sa croyance. Georges répondit qu'il croyait au seul et unique vrai Dieu, celui qu'Aristote et Christos avaient professé, et que c'est cette croyance qui l'avait guidé ici sans crainte, pour adresser ses reproches au souverain. L’empereur, craignant l’agitation, proposa à Georges de le couvrir d’honneurs s’il acceptait de sacrifier au culte impérial. Georges refusa en lui répondant :

Citation :
« Ton règne se corrompra et disparaîtra rapidement dans le brouillard lunaire, sans te procurer aucun profit ; mais ceux qui offrent un sacrifice de louange au Très-Haut siègeront avec Lui pour l’éternité dans le Soleil ! »

L’empereur donna l’ordre à ses gardes de frapper Georges et ils le rouèrent de coups. Le sang se mit à couler à flot, mais Georges refusa d’abjurer sa foi. Excédé, l’empereur le fit jeter en prison, avec une lourde pierre sur la poitrine, mais le lendemain, quand il fut mené devant le souverain, le héros continua à refuser avec la même fermeté. On l’attacha donc sur une roue suspendue au-dessus d’une foule d’instruments tranchants et on le fit tourner. Les lames le blessèrent un millier de fois, tranchant et meurtrissant sa chair, mais Georges resta inflexible, surmontant sa douleur grâce à sa Foi en l’Amour de Dieu. Devant tant de courage, deux soldats s’agenouillèrent pour confesser l’Aristotélisme et furent aussitôt décapités. L’impératrice elle-même se déclara aristotélicienne, aussi on l’enferma dans le palais.

L’empereur ordonna qu’on jette Georges fit dans une fosse de chaux vive. La chaux attaquait ses chaires, brûlant atrocement son corps, les vapeurs nauséabondes envahissaient son nez et le faisaient suffoquer mais, il refusa encore d’abjurer sa foi. La foule admirative devant sa bravoure sans limite l’acclama et se mit à louer le Seigneur et Ses prophètes. On le força ensuite à marcher avec des chaussures garnies de pointes rougies au feu, mais Georges triompha à nouveau grâce à sa Foi.

Le lendemain, l’empereur fit comparaître Georges au temple d'Apollon, en présence d'une foule considérable. Feignant de vouloir sacrifier en l’honneur de la divinité, Georges entra dans le temple et s'adressa à l'idole en se signant. L'essence même de l'acédie habitait ces statues, mais à la présence et aux mots de Saint Georges, celles-ci éclatèrent en morceaux, laissant échapper une odeur putride qui disparut avec un sifflement. Les prêtres et les païens chassèrent alors Georges à grands cris et le ramenèrent au palais. Attirée par le tumulte, l'impératrice sortit, fendit la foule en criant : « Dieu de Georges, viens à mon aide ! » et elle tomba aux pieds du Saint. Ne pouvant plus contenir sa rage le tyran, dont le coeur s'était endurci après tant d’impiété et de cruauté, ordonna de les décapiter tous les deux. Mais, la veille de l'exécution, l’impératrice remit paisiblement son âme à Dieu dans la prison et put ainsi mourir en paix le lendemain.

Le jour venu, Georges se rendit sur les lieux de l'exécution, suivi d'une grande foule. Il rendit grâce à Dieu, à Aristote et Christos pour tous leurs bienfaits et, demandant leur assistance en faveur de tous ceux qui invoqueront, avec confiance, son intercession dans la suite des siècles, il inclina la nuque sous le glaive et partit pour remporter au Soleil les trophées de la gloire éternelle. Dès ce moment, une grande lumière se fit sur la place, tandis que l'âme rejoignait peu à peu la vie éternelle et heureuse qui l'attendait.

Conformément à la recommandation du Saint, son serviteur transporta ensuite sa précieuse relique dans sa patrie, Lydda en Palestine, où d'innombrables miracles s'accomplirent dans la vaste église que l'on construisit en son honneur.

Symbolique:

Il est traditionnellement représenté à cheval, souvent blanc, ayant un dragon à ses pieds, revêtu d’une armure, une lance à la main, portant un écu et une bannière d'argent à la croix de gueules. La lance et la croix de gueules sur fond d’argent sont ses symboles les plus répandus.

Le dragon est une représentation de Nahf, le chef de l'armée de pillards perses ravageant Béryte que saint Georges vainquit pour sauver Alcyone et libérer les habitants de la région. Cette image trouve son origine dans le nom-même de Nahf qui signifie "serpent" en Phénicien et qui fut surnommé "le Dragon" par les habitants de Béryte à cause des ravages qu'il causait et de sa grande cruauté. Petit à petit, le symbolisme de cette victoire va s'étoffer, notamment après le martyre de saint Georges, le Dragon devenant une allégorie du Vice, la victoire de Georges devient celle de la Foi sur le Mal. Victoire d'autant plus importante et forte en signification, puisque elle apportera la Lumière au royaume de Beyrouth qui se convertit à l'Aristotélicisme grâce à Georges de Lydda.


Fête:


Il est fêté le 23 avril.


Les reliques :

Le crâne de saint Georges à Lydda (Palestine), son armure dont on ignore qu’elle fut son sort, ainsi que la lance avec laquelle il terrassa Nahf, également perdue.
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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Lun 17 Aoû 2009 - 13:49

Saint Hubert, patron des hérétiques repentis

Saint Hubert naquit dans ce village qui deviendra plus tard Rochechouart, il y a de cela quelques siècles déjà, c’est-à-dire à l’époque où la Gaule ne connaissait que très peu le culte aristotélicien et que les missionnaires étaient souvent tournés en ridicule par les familles de païens qui préféraient encore louer leurs dieux impies. Saint Hubert fut élevé dans une telle famille. Son père était soldat et sa mère cuisinière pour le chef du village, même si tout le monde savait quelle avait une liaison plus intime que professionnelle avec ledit chef. Le père, lui, fermait les yeux, préférant s’assurer son ascension sociale que de faire valoir son honneur. Tel était le climat dans le village, fêtes arrosées, concubines nombreuses et variées et péchés d’orgueil et de luxure devenus coutume. C’est dans ce monde d’orgie et de péchés que Hubert fut élevé. À l’âge adulte, il fit comme touts ses confrères et apprit à manier les armes tout aussi bien qu’il apprit le travail de champs. Adulte, il se maria avec une femme frivole et orgueilleuse qui mourut peu de temps après l’union, dont le nom a été perdu entraîné par le souffle du temps. Hubert élevait des poulets et tout allait bien jusqu’à ce qu’un missionnaire aristotélicien arriva.

La tribu impie accueillit le pauvre missionnaire avec rouages de coups, en le traînant dans le boue et en lui infligeant maints supplices, et ce jusqu’à ce qu’il meurt, sous les yeux remplis mais aussi affamés de haines des païens. Ce missionnaire, dont le nom ne nous est pas parvenu et qui ne revint jamais, fut plus tard sanctifié sous le nom d’Inconnu. Le Très-Haut, témoin du degré de perversion de ses fils, infligea à la tribu toutes les plaies inimaginables, et ce de manière consécutive. Les champs ne donnaient plus de pousses, les animaux mourraient, le temps était exécrable et toutes les maladies, même quelques unes qui étaient inconnues, vinrent contaminer le village et remplir les fosses communes. Une de ces maladies emporta d’ailleurs le chef de la tribu. Désespérés et affamés, voire sur le bord de la famine, les païens nommèrent Hubert à sa succession, reconnaissant sa prestance mais aussi son statut de bâtard du précédent chef, quoique cela ne fût pas vrai, mais cela contentait toutefois parfaitement Hubert. Cependant, il est probable que la réelle raison derrière cette nomination soit l’espérance de toucher un des poulets d’Hubert, seules créatures qui semblaient avoir été épargnées par les fléaux divins.

Pour sa première nuit comme chef, Hubert s’entoura de quelques jolies païennes. Toutefois, la colère de Dieu s’abattit sur elles et elles furent foudroyées. Hubert était terrifié, mais Dieu lui parla sur un ton neutre.
«Hubert, les commandements tu dois respecter et promouvoir. Je t’ai choisi dans cette tâche parce que le peu de respect que tes frères ont, c’est toi qui le leur inspire.»
Hubert n’osa répondre.
«Hubert, ta mission, si tu l’accepte, sera de convertir tout ces païens qui sont tes suivants. Pour ce faire, je te propose que tu me présentes à eux comme ils l’entendent, c’est-à-dire sous la forme de nourriture. Tu dois savoir que c’est moi qui a créé ce monde, je le contrôle. Je vous ai infligé tous ces fléaux parce que je n’ai pas toléré que vous maltraitiez un de mes fils, votre frère, surtout que celui-ci n’était là que pour vous apprendre la sainte et unique vérité divine aristotélicienne.»
Hubert, apeuré, se promit de se convertir à cette religion qu’il ne connaissait que très peu. «Monsieur, vous, mais comment m’acquitter de cette tâche?»
«Cher Hubert, mon fils, tu découvriras, en créant un plat culinaire, en quoi la vérité aristotélicienne est unique et véritable. Je te suggère une humble et diversifiée salade, plat qui représente bien notre Église. Tu devras toutefois te poser une question des plus primordiales : Crémeuse ou Traditionnelle?»
«Père, Hubert avait décidé d’appeler ainsi celui qui venait de l’appeler «Mon fils», plus rien ne pousse depuis la punition.»
«Fils, croit en moi, soit aristotélicien. Si tu l’es vraiment, tu verras dehors des choux à perte de vue.»
Sur ce, Dieu s’en retourna au soleil, laissant Hubert perplexe.

Hubert sortit alors et quelle ne fut pas sa surprise de voir des centaines de choux partout. Il en prit quelques uns et se mit aux cuisines. Il avait concocté une salade qui semblait des plus exquises, mais il ne savait s’il devait l’apprêter avec une sauce crémeuse ou traditionnelle comme le lui demandait le Très-Haut. Le soleil se levait que Hubert n’avait point de solutions. C’est donc avec une salade incomplète qu’il alla à la rencontre de ses habitants. Il leur expliqua son songe et tous comprirent alors leurs fautes et se promirent, comme ultime punition, pour exprimer leur sincère repentance, de ne manger que de la salade bénite par le Très-Haut et préparée par Hubert. Cependant, le village souffrit d’une vive dissension entre les partisans d’une salade crémeuse et les partisans préférant une salade traditionnelle. Hubert, ne sachant que trop faire, et pour honorer sa nouvelle foi pour le Très-Haut, proposa d’offrir aux habitants la possibilité de choisir. Cette idée plue à tout le monde et le village entier ainsi se nourrit de cette délicieuse salade pour les plusieurs mois que durèrent leur jeûne. Hubert, quant à lui ne cessa de louer le Très-Haut, tout comme ses frères qui le suivirent dans cette voie. Très vite, les terres redevinrent fertiles et les maladies disparurent. Le Très-Haut bénissait le village de Rochechouart.

Plus tard, après la visite de plusieurs missionnaires qui furent bien accueillis au village, Hubert décida d’entreprendre un pèlerinage au siège de la nouvelle primatie des Gaules pour demander à l’évêque de le baptiser, l’absoudre de ses péchés passés et de l’ordonner prêtre, ce qui fut alors fait dans la plus grande piété et avec beaucoup de fierté pour Hubert. Il prit l’habit en se promettant de construire aussi vite que possible une église dans son village. Toutefois, malheureusement, sur le chemin du retour, Hubert fut détroussé par des brigands sans pitié qui le tuèrent et le laissèrent sur place, où son corps fut dévoré par des charognards. Comme relique, il ne restait que les vêtements qu’il avait à son arrivée devant le primat, qui ont été perdus lors de la construction de la nouvelle cathédrale.

Ayant eu vent de sa dernière volonté, les habitants de Rochechouart construisirent une église qu’ils baptisèrent en l’honneur d’Hubert. Le primat créa alors la paroisse de Rochechouart qui obtint son premier curé peu de temps après. Celui-ci baptisa officiellement la plupart des habitants. Bien des années plus tard, l’église brûla. Les paroissiens construisirent alors l’église dont Rochechouart se vante aujourd’hui. Une légende locale voudrait qu’un missionnaire ait amené les restes du corps d’Hubert, qu’il ait trouvé sur une route, et l’ai ramené pour qu’il soit enseveli sous l’église. Quoique aucun corps n’ait été trouvé sous l’église de Rochechouart, des nombreux écrits, pour la plupart des récits ou des journaux, semblent prouver qu’un corps a bel et bien été amené au village par un missionnaire et présenté comme celui de Hubert, plusieurs éléments portent à croire que ce ne serait que le corps d’un gueux, prit pour Hubert étant donné les similaires circonstances de leur mort. Ledit missionnaire aurait lui aussi été sanctifié sous le nom de Saint Inconnu.
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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Lun 17 Aoû 2009 - 14:03

HAGIOGRAPHIE DE SAINT JEAN (3-101)
eng: saint John, ger: sankt Johan, esp: san Juan, ita: san Giovanni, lat: sanctus Ioannes, pol: Święty Jan, bul: Йоан


célébré le 27 decembre et le 24 juin


I- Sa vie avec Christos

Rencontré par Christos à sa sortie du désert, Jean a toujours voulu propager la sainte parole d'Aristote, et, lorsque Christos vint à lui, il abandonna tout sur le champ pour le suivre.
Il ne devint pas l'un de ses apôtres mais fit partie de ces quelques fidèles qui, suivant Christos et les apôtres, rappelaient leur sainte parole à ceux qui doutaient ou recommençaient à s'adonner au péché sitôt Christos parti.

Ce fut l'un des disciples de Christos les plus passionnés. Il était le plus jeune d'entre tous ceux qui le suivaient, apôtres compris. Il fit voeu de chasteté dès sa rencontre avec Christos dont il buvait les paroles et en cherchait chaque fois le sens le plus pur.
Auprès des peuples, il était toujours le premier à éclairer l'âme des égarés rencontrés en leur apportant les enseignements d'Aristote et de Christos et le dernier à s'en aller.

Christos finit par le remarquer et lui dit:
- Pourquoi, toi, le plus fidèle et le plus dévoué de mes suivants, n'acceptes-tu pas de te joindre à ma table et de devenir apôtre?"
Flatté, Jean le regarda, puis répondit:
- "Christos, ton rôle et celui des apôtres est d'illuminer les peuples de la sainte foi aristotélicienne. Vous êtes comme un phare qui illumine les ténèbres. Mais parfois, après votre départ, certains voiles se relèvent sur les esprits faibles. Si je suis à vos côtés, les peuples ne seront pas plus éclairés par notre passage, mais les voiles, eux, perdureront."

Il finit toutefois par venir aux côtés de Christos le jour de sa mort et ce dernier lui fit jurer de veiller sur sa mère Maria et de la protéger comme s'il était son propre fils.

II- Sa vie après la mort de Christos

Après la mort de Christos, Jean continua de répandre la foi aristotélicienne en Palestine et y organisa le clergé pour que soient sauvegardés ses enseignements.

Persecuté par les Romains, Jean décida ensuite de s'exiler à Ephèse.
Durant son voyage, il guérit par ses prières les soldats de son escorte qui avaient tous la dysenterie, et en arrivant, il guérit aussi par ses prières le fils d'un notable, atteint d'un « esprit impur », ce qui lui permit de baptiser toute la maisonnée dès son arrivée.

Il assurait les confessions des fidèles et, pour chacun de leur péché, il se rendait en forêt chercher rameaux et branchages qu'il entassait dans un champ en s'adressant aux Ephésiens:
"Ce tas symbolise le pardon que Dieu, par mon intermédiaire et vos confessions, vous accorde à tous, chaque jour. Il vous rappelle que chaque jour vous pouvez vous égarer, mais, qu'en vous égarant, vous vous soumettez au jugement du Très-Haut, qui pardonne mais n'oublie pas."

Lors d'une fête en dévotion à la déesse Artémis, que vénéraient les habitants d'Éphèse, Jean monta sur la colline où se trouvait une grande statue de la déesse et commença à haranguer la foule païenne. Celle-ci, furieuse, tenta de le lapider, mais toutes les pierres frappèrent la statue qui fut mise en pièces puis se retournèrent contre ceux qui continuaient à les lancer. À la prière de Jean, la terre trembla et engloutit les plus vindicatifs, mais après que la foule eut supplié Jean et fait appel à sa miséricorde, ils ressortirent tous des antres de la terre, vénérant le saint et demandant le baptême.

Jean fut alors arrêté et conduit au temple d'Artémis devant un officier impérial qui l'accusa de magie maléfique et voulut le mettre à mort. Il se mit à prier Dieu, et le temple s'effondra sans porter atteinte à aucune vie humaine.

Conduit devant l'Empereur, celui-ci décida de l'ébouillanter.
Alors que Jean était sur le point de succomber et avait déjà perdu connaissance, Christos lui apparut en songe, et lui dit:
- "Jean, par ta vie déjà tu as éclairé de la vraie foi la vie de nombre de fidèles. Pour ce faire, tu as renoncé aux plaisirs charnels et t'es offert au Très-Haut. Aujourd'hui, le Très-Haut m'envoie te demander d'achever ton office."
- "Comment?", lui répondit Jean
- "Aujourd'hui, tu ne mourras point car telle est la volonté du Très-Haut. L'empereur te libèrera et tu iras rejoindre Samoht à Ephèse pour l'aider dans sa quête de la vérité sur ma vie et sur les enseignements qu'il nous est dû de transmettre aux futures générations."
L'eau s'arrêta alors instantanément de bouillir et le feu qui l'alimentait s'éteignit, devant les yeux ébahis de l'empereur qui relâcha Jean. Au même moment, un feu identique à celui qui venait de s'éteindre apparut sous le tas de bois, sans l'enflammer pour autant.

Libéré, Jean se rendit à Ephèse et, arrivant le 24 juin à la tombée de la nuit, il passa devant le tas de bois.
Voyant la flamme, il s'étonna et Christos lui apparut à nouveau:
- "Lorsque Dieu accorde son pardon, il n'est nul besoin de le rappeler. Par ce même feu qui devait t'ôter la vie, il te sera rappelé, ainsi qu'aux Ephésiens, que se souvenir du pardon est aussi se souvenir des fautes. En ce jour qui sépare le printemps de l'été, il est temps d'oublier."
A cet instant, les flammes s'emparèrent du brasier, haut de plusieurs mètres.
- "Si ces branches aident les plus faibles à rester dans le droit chemin, alors continue d'en entasser, car nulle chose n'est absurde si elle préserve la foi; mais c'est à Dieu de se souvenir et de pardonner, et c'est aux hommes de savoir être vertueux sans y etre aidés. C'est pourquoi je te demande de brûler, chaque année à l'entrée de l'été, ces branches que tu entasses, pour permettre aux hommes d'avancer."

Les années suivantes, Jean assista Samoht dans ses écritures et continua de protéger la foi à Ephèse. Chaque année, il brûlait les brasiers qu'il avait confectionnés et demandait aux Ephésiens de se pardonner eux-mêmes et de conserver une vie vertueuse au cours de l'année qui arrivait.

Au moment de sa mort, il se fit creuser une fosse et y descendit en priant Dieu. Dès qu'il eut fini sa prière, il fut entouré d'une lumière si vive que personne ne put la regarder.
Une fois la lumière disparue, on trouva la fosse remplie de manne divine.

III- Citations


- Ce qui est écrit est écrit.
- Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
- Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
- Celui qui cherche à sauver sa vie la perdra.
- Cessez de juger sur l'apparence. Jugez avec équité.
- Le vent souffle où il veut ; tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va.


IV- Prière à Saint Jean


O glorieux Jean, qui avez été si cher à Christos que vous avez mérité de reposer votre tête sur sa sancte poitrine,
et d'être, par lui et en sa place, donné comme fils à sa mère;
mettez en mon coeur un amour vif pour le très Haut, Aristote et Christos.
Obtenez moi du Seigneur que moi aussi,
avec un coeur pur de toute affection terrestre,
Je sois digne d'être toujours uni ici-bas,
à Aristote et Christos, comme fidèle disciple,
et au très Haut, comme fils dévoué,
Afin de leur rester éternellement uni dans le ciel.
Ainsi soit-il.
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Etiled
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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Lun 17 Aoû 2009 - 14:16

Jeandalf a écrit:
HAGIOGRAPHIE DE SAINT JERÔME

Jérôme, bien que né de parents aristotélicien, ne fut pas baptisé avant 360, date à laquelle il partit à Rome avec son frère Bonosus pour continuer ses études de rhétorique et de philosophie. Il étudia sous la férule d'Aelius Donat, un excellent grammairien. Jérôme apprit aussi le grec, sans avoir encore l'intention d'étudier les textes fondateurs de l’aristotélisme.

Très influencé par le concile de Nicée qui avait assis la prédominance de Christos "messie" sur Aristote "simple prophète annonciateur". Il considérait, comme de nombreux croyant de cette époque, l’étude d’Aristote comme une perte de temps puisque sa prophétie c’était déjà réalisée.

Après quelques années à Rome, il se rendit avec Bonosus en Gaule, et s'installa à Trèves « sur la rive à moitié barbare du Rhin ». C'est là qu'il entama son parcours théologique et copia, de nombreux texte populaire et religieux trouvé lors de ses étapes
Quelques-uns de ses amis l'accompagnèrent lorsqu'il entama, vers 373, un voyage à travers la Thrace et l'Asie Mineure pour se rendre au nord de la Syrie à la recherche des traces laissée par les premières tribu de l’humanité.

À Antioche, deux de ses compagnons moururent, et lui-même tomba malade plusieurs fois. Au cours de l'une de ces maladies (hiver 373 - 374) il fit un rêve qui le détourna des études profanes et l'engagea à se consacrer à Dieu. Dans ce rêve, qu'il raconte dans une de ses lettres, il lui fut reproché d'être « Cicéronien, et non pas aristotélicien ». Il semble avoir renoncé pendant une longue durée après ce rêve à l'étude des classiques profanes, et s'être plongé dans celle des écrit d’Aristote et de Spyosu.
Il enseigna ensuite à Antioche. Désirant vivement vivre en ascète et faire pénitence, il passa quelque temps dans le désert de Chalcis, au sud-ouest d'Antioche, connue sous le nom de « Thébaïde de Syrie », en raison du grand nombre d'ermites qui y vivaient.

Pourtant ses travaux sur les textes d’Aristote lui fit voir les choses autrement, et il compris très vite que l’important était de vivre pour les autres et non de faire pénitence en permanence comme les coutumes héritées de Nicée poussaient les croyants à le faire.
Un jour lors d’une réunion de théologiens, on lui dit que ses positions risquaient de l’écarter de la voie de Christos, il répondit :

Citation :
Que tel ou tel docteur de l'église soit quasi hétérodoxe depuis le concile de Nicée, peu importe ! Je ne nie pas qu'ils peuvent textuellement l'être sur certains sujets. Mais ce qui importe c'est qu'ils ont bien interprété les Ecritures, expliqué les obscurités des prophètes et dévoilé les mystères du Livre des Vertus.

À son retour à Antioche, en 378 ou 379, il fut ordonné par l'évêque Paulin. Peu de temps après, il partit à Constantinople pour continuer ses recherches, et c’est grâce à lui si Rome pu avoir une bibliothèque des plus riche en textes originaux des début de notre histoire.
Sa plus grand fierté fut de trouver la version originale du Credo et d’avoir écris la première Hagiographie de Saint Olcovidius et de l’amener à Rome où il resta trois ans (382-385), en contact direct avec le pape Damase et la tête de l'Église de Rome.
Invité au concile de 382, qui était convoqué pour mettre fin au schisme d'Antioche, il sut se rendre indispensable au pape. Entre autres tâches, il prit en charge la révision du texte de la préhistoire, sur la base de Nouveau texte d’Aristote redécouvert par lui. Ce travail l'occupa pendant de très nombreuses années, et constitue son œuvre majeure, pourtant une grande partie de ce travail fut caché car remettait en cause la prédominance de Christos en montrant combien Aristote était important.

Pourtant il exerça une influence non négligeable au cours de ces trois années passées à Rome, notamment par son zèle à prôner l'ascétisme
la critique virulente que faisait Jérôme du clergé régulier et sa volonté d'imposer Aristote comme prophète de même importance que Christos, firent naître une hostilité croissante à son égard de la part du clergé et de ses partisans. Peu de temps après la mort de son protecteur Damase (10 décembre 384), Jérôme quitta Rome.

En août 385, il retourna à Antioche, accompagné par son frère Paulinianus et quelques amis résolus à quitter leur entourage patricien pour finir leurs jours sur la Terre Sainte.
Ses amis et lui visitèrent Jérusalem, Bethléem et les lieux saints de Galilée, puis partirent en Égypte, où vivaient les grands modèles de la vie ascétique. En Alexandrie, il découvrit les texte de Mhour et compris que la vie ne devait pas être fait de souffrance pour être bénie par le Très Haut, bien au contraire la recherche du plaisir et de la boulasse pouvait être bien plus bénéfique que de se mortifier.
Il se replongea dans les textes d’Aristote avec un nouvel œil, et détruisit ses derniers travaux pour se replonger dans leur réécriture. Sa devise était maintenant une phrase l’Oane « ne cherchez pas Dieu dans la souffrance, mais souvenez vous d’avoir souffert pour ne pas le perdre »
Comprenant qu’il fallait éduquer les gens pour qu’ils puissent vivre socialement et en harmonie il se mis à écrire de nombreux textes pour aider les prêcheur à amener les fidèle à méditer sur des textes parlant de la vie, et de ce qu’ils connaissait : leur vie de tout les jours.

Vivant grâce aux moyens que lui fournissait ses nobles amis, et accroissant sans cesse le nombre de ses livres, il écrivit sans cesse. On doit à ces trente-quatre dernières années de son existence la majeure partie de son oeuvre.
Suite à ses écrits contre les Pélagiens(1), une troupe de partisans de ces derniers envahit sa retraite, y mit le feu et contraignit Jérôme à se réfugier dans une forteresse avoisinante.

Persécuté par de nombreuse factions sectaire de l’Eglise, et ayant peur que les tenant du tout Christos fasse détruire les textes d’Aristote il confiât trois enveloppes de cuir scellées contenant des textes originaux d’Aristote ainsi que son anneau d’Evêque à un de ses amis soldat qui devait rentrer dans sa famille à Mont Cassin.
La date de sa mort nous est connue par la chronique de Prosper d'Aquitaine. Ses restes, enterrés d'abord à Jérusalem, ont été ensuite transférés, dit-on, à l'église Sainte-Marie Majeure de Rome.



(1) Pélage, moine breton jugé hérétique par l'Eglise, né au IVe siècle.
Pélage minimisait le rôle de confession et exaltait la primauté et l'efficacité de l'effort personnel dans la pratique de la vertu.
Pélage qui prétendait que l'homme pouvait, par son seul libre arbitre s'abstenir du péché, niait la nécessité de la confession et du baptême.
En effet, pour le moine breton les humains ayant le libre arbitre font le choix de pécher et n’ont donc pas à être pardonné par la suite, seul Dieu est juge et Lui seul peut donc pardonner.
Il prêche alors une règle de vie afin de faire d'elle "une élite de la vertu", mais son intransigeance et sa rigidité le poussa à oublier le juste milieu et devint tellement extrémiste dans la recherche de la vertu qu’il fini par sombré dans l’hérésie en refusant Rome et le clergé comme représentant du Créateur.
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MessageSujet: Re: Hagiographies des Saints anciens   Lun 17 Aoû 2009 - 14:24

Hagiographie de Saint Lazare

A été rédigée par les habitants du village d'Autun, qui ont donné son nom à leur cathédrale.


Ses origines

Lazare serait né, selon la tradition, le 31 août 1058, à Constantinople (fils illégitime d'un père marchand de courges et de melons d’Espagne et d'une mère Mauresque qui meurt en couche, après s’être fait renverser par un colosse idiot du nom de Jona Lomu). Pendant ses premières années, le petit Lazare suivi son père qui malheureusement fut assassiné, écrasé par des brigands sur la route de retour vers son Languedoc d'origine. Pris en charge par plusieurs groupes de tire-bourse, nous perdons un peu la trace de Lazare. Mais de toute évidence sa petite enfance fut très dure et lui apprit l'endurance physique qui fera sa gloire à l'âge adulte. Sauvé par la Maréchaussée bulgare lors de l'arrestation des brigands, il est envoyé vers le Royaume de France, car le petit Lazare ne fait que de répéter "Jo soc DEL Llengadoc" ("Je viens du Languedoc").

Retour à Béziers

Il réapparaît donc officiellement à Béziers en Languedoc en 1071, alors qu’il est encore enfant. Il est confié à un prêtre local, qui s'occupe d'orphelins et d'une petite équipe de Soule locale. Bien que sa jeunesse parmi les brigands lui ait appris à se débrouiller avec des manières peu aristotéliciennes, dès qu'il fut exposé à un environnement sain, le jeune Lazare prouva tout de suite son esprit pur en réintégrant très vite des règles de vie saine et un sens moral très développé. On dit que lors d'un de ces voyages en forêt, Lazare aurait récupéré un homme quasiment mort au corps disproportionné et l'aurait ramené à Béziers en le portant sur son dos sur une douzaine de kilomètres. L'homme fut sauvé. Il s'avéra que ce dernier était un célèbre souleur qui, pour remercier Lazare, le prit sous son aile et l'emmena jouer chez lui à Autun.

La vie de Lazare change alors de rien en tout : Immédiatement, Lazare se révèle comme étant un joueur d'exception. Son physique, il avait déjà presque la carrure et la force d’un adulte, et sa résistance font de lui le joueur phare de l'équipe malgré son jeune âge.

La révélation


Puis, c'est la révélation : Selon ses propres dires «un Archange m'est apparu après un sacré tampon lors d'un match de Soule». Dès lors Lazare, cultive à la fois la voie religieuse ainsi qu’une fantastique carrière de Soulard. Ses nominations de Prêtre à la Cathédrale d'Autun et de Capitaine de l'équipe de Soule d'Autun, à l'âge de 20 ans, lui valurent le surnom de Prêtre Soulard, d'où une certaine confusion. Lazare partage donc son temps et son énergie entre la foi qu'il prêche dans la Cathédrale d'Autun et les conseils qu'il prodigue sur les terrains.

Inlassable homme d'église, il œuvre pour guider vers la voie Divine tous les croyants dans le doute, la légende rapporte qu'il avait engagé l'arbitre comme diacre pour qu'il siffle aux oreilles de paroissiens s’endormant pendant sa messe. Infatigable joueur de Soule, il lui arrivait de réaliser des sermons et des prêches en plein match, mettant en avant la soule comme facteur d'unicité et d'entraide au sein de sa paroisse.

Ses prêches sont d'une telle force que l'on raconte que certains fidèles ressortaient de la Cathédrale avec la boulasse. Certains écrits déclarent : "le père Lazare nous évoquait l'amour de son prochain et le respect des autres, à ces moments là, il rayonnait d'une chaleur et d'une douceur énorme. En regardant bien, il était possible de le voir s'élever de quelques pieds aux dessus du sol afin de dominer l'assemblée de fidèles".

Capitaine entraîneur de l'équipe d'Autun, il fit subir un entraînement draconien à son équipe. Une de ses séances préférées fut de courir sur la roue du moulin à eau de la rivière voisine. "Excellent exercice d'équilibre et de force". L'ordre bien connu de l'entraîneur Lazare "Tous a la roue!" a fait naître la rumeur que le nom actuelle de la rivière d'Autun, l'Arroux, a donc pour origine l'appel de Saint Lazare!

Un tel entraînement de fer eu pour conséquence la domination sans partage de l'Equipe d'Autun pendant tout le capitanat de Lazare. Les équipes concurrentes, lassées des défaites et des coups reçus finirent par dire que les matchs à Autun ressemblaient à des enterrements, mais qu’avec un prêtre sur le terrain ils pouvaient plus facilement se faire confesser pour reprendre des forces. D'où le surnom de l’équipe d'Autun, toujours en vigueur à ce jour: Les Funérariums!

Sa mort

A 33 ans, un mauvais coup préparé de longue date par la seule équipe à peu près de taille à résister deux minutes, et avec la complicité de l’arbitre, le laisse pour mort, le corps complètement mis en charpie par des joueurs bien contents de se débarrasser enfin de ce sacré capitaine. Son corps mutilé est installé dans une petite chapelle et là, durant la nuit, une étrange lueur en forme de soule apparut, visible de tous les Autunois et des soulards adverses restés en taverne pour fêter leur victoire : il ne faisait aucun doute que c’était une visitation sportive divine. La lueur flottait du champ à proximité du terrain (où l’on décida plus tard que Lazare serait enterré, devenant ainsi le futur cimetière) jusqu’à la chambre mortuaire. Mais cette lueur ramena Lazare à la vie et, ce qui surpris tout le monde, en pleine forme, prêt à reprendre le match gagné par tricherie.

Cette trente-troisième année devait pourtant être fatale à Lazare :
La coupe de soule (tant de fois remportée) avait tout naturellement trouvé sa place dans la cathédrale d’Autun. Lazare veillant à en retirer chaque grain de poussière qui venait la recouvrir.
Le soir de ce fatal 29 février 1091, un capitaine d'une équipe vaincue, ne supportant plus de ne pas "posséder" la coupe, se glissa discrètement dans la cathédrale, avec, comme but inavoué, de dérober le fameux trophée.
Surpris en plein larcin, un terrible combat s'ensuivit. Le voleur frappant à la tête Lazare avec le précieux trophée, abandonnant Lazare à son sort, agonisant sur le sol dans la nef de la cathédrale.
On fit quérir les plus brillants médecins qui n'empêcheront pas son décès quelques jours plus tard. Le voleur, dans sa fuite, avait abandonné l'arme du crime, sur laquelle on retrouva du sang de Lazare. Ses derniers mots furent, selon la tradition :
« Allez les petits ! »

A ce jour, ces quelques gouttes de sang sont préservées dans une petite fiole exposée à la place de l'antique trophée.
D’aucun disent que quelques microns de ce sang rentrent dans la boisson réputée chez les funérariums : la liqueur de carotte, et qui a permis tant de victoire aux souleurs de cette ville !

St Lazare est le saint patron de la Soule, des melons d’Espagne et des 29 février.
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